27 septembre 2009
Ramadhan nous a quitté, serions nous là…. !

Ramadhan nous a quitté !
Ramadhan
est partit, finis les veillées, tarawih et cette ambiance de fête retrouvée, qui en famille, les
vrais il y’en encore ? Oui une denrée rare à notre drôle d’époque et
d’autre dans la recherche d’une certaine spiritualité.
Une merveille, un je ne sais quoi de ferveur et de piété, un autre état
d’esprit, je souhaite et j’ai toujours souhaité cette communion de pensée, soit
une ligne de conduite pour nous tous !
Je suis là, j’ai vécu ce que Dieu m’a permis de vivre et notamment ces
journées inoubliables et beaucoup d’autres, et puis les souvenirs, des êtres
chers partis, pour un long très long voyage, sans retour !
Mes pensées vont vers mes amis ou plutôt mes frères et sœurs, que j'ai
perdus en cours de route....
Hadj Mohamed ISAAD, après un comma profond à l’hôpital de Bénis
Messous, puis une perte de mémoire, nous quitta sans reconnaitre les siens.
Hier on partait ensemble, chez Âami Ahcene, rue Amara Ali(Randon)
achetés de la viande de bœufs, sa spécialité et des abats, qu’il nous réservés.
Toi avec ton saroual testifa et ta gandoura d’une blancheur éclatante,
toujours, des fois on partait en voiture, une deux chevaux, qui signalait ta
présence à mille lieux.
Idir KHELAF, un passionné de l’histoire Perse, amateur de bon pain que
ramenait Khalti Rabeha de chez Boulehbel, moyennant un petit billet.
Ta fin s’est déroulée, à l’hôpital de Bains Romains, ou tu étais
hospitalisé, problème de rein et cela en sus de ton cœur (alimenté par pile).
Je le revois, deux jours, avant sa mort, dans sa chambre à coté sur une
table un amas de fioles de sérums, il était pâle.
En guise de plaisanterie, je lui avis lancé, il était aussi, comme tout
Algérois amateur de châabi, du vrai, notamment de Hadj M’hamed, je lui avais
proposé à sa sortie de l’hôpital in chah Allah ! Organiser, en intimité
bien sur, une soirée.
Pour lui, je ferais le chemin inverse, je dégoterais un mandole et
ramènerais des amis musiciens à leurs « temps perdus », une soirée
que j’animerais en tant que « cheikh », il m’aidera en cas de
trous de mémoire, il était un excellent « hafad ».
Le fils de Da Boudj,Mokrane, sa sœur Fettouma ayants terminés tristement
leurs parcours sur terre, et ses enfants Lamia Dahmane (Boudjema), et les
autres.
L’autre sœur du fils Da Boudj Ranya, son beau frère Saâdi, Mokhtar
SAADA, MOKNINE que je rencontrais très souvent, prés de Kechtaoua à l'heure du
maghreb, Hadj Domrane(LATER), R.AOUCHTA et dernièrement Hadj TCHOKHANI.
Khalti Yamina et son mari Âami Yahia, rue Solferino, toujours au petit
soin avec nous ainsi que son mari, la veuve BOUADECHE, quelques années avant
son époux Hadj Ribouh, une mère pour
nous, et non amie de longue date, ta présence nous manque et tes conseils
avisés,
Mon ami Askri Lounés d’Ighil Mahni, que je n’ai pas pu mieux connaitre,
une mort soudaine.
Je me souviens, lors d’une visite
dans sa chambre d’hôpital à Mustapha Bacha, c’est trop dire une chambre, une
minuscule petite pièce avec deux lits, avant de le quitter je luis avais dit
d’une façon spontanée, « Courage mon ami » il m’avait répondu
«Ce n’est pas le courage qui manque ! » Dors en paix mon ami.
La liste est longue, trop longue la séparation est terrible, et la
destinée de chacun....
Paix à vos âmes mes frères et sœurs !
Nous irons vous rejoindre un jour......
Daboudj1896

19 septembre 2009
L’Aïd El Fitr branle bas de combat!

Quand l’Aïd, l’éternel question dimanche ou
lundi ? Non c’est dimanche le 20 en principe ah bon !
Bonjour les soucis, après la saignée du mois de
Ramadhan, la rentrée des classes, les gosses à vêtir les gâteaux à préparer.
Le mois de piété pour certains el hamdou li ALLAH,
pour d’autres, un mois de super profit.
La farine à 60,00 dinars, semoule à 80,00 dinars,
sucre glacé à 70,00 dinars, sucre cristallisé à 75,00 dinars, margarine à 70.00
dinars, « Assila » 140,00 dinars, Smen (beurre rance) 150.00 dinars et enfin
l’eau de fleur d’oranger à 45,00 dinars.
J’ai faillit oublier madame la cacahuète et sa majesté
l’amande, madame la cacahuète 170.00 dinars, sa majesté l’amande de 550,00 à
580,00 dinars, non amandés.
Les vêtements des gosses, à titre d’exemple pour une
fillette de onze ans, une paire de soulier 2000,00 dinars, un tailleur à 4.000,00
dinars, à cela il faut ajouter un chemisier et une paires de chaussettes ou des
bas.
D’antan, les petites bourses et « mêmes les économes »
pouvaient trouver, une fin à leurs tracas et se tirer à bon compte en allant
chez « le pauvre indigène » et autres magasins de Bâb Azzoun. (Raz Tafourah).
Il est six trente du matin le premier jour de l’Aïd,
les mines défaites, mais heureux d’avoir accomplis leurs devoir, envers leur
créateur, les jeuneurs partent de bon matin aux mosquées des environs, dés la
fin de la prière c’est les souhaits en ses termes « Rafer lana oua lakoum »
réponse « takebel mina oua minkoum ».
La prière accomplit, c’est la visite des morts
direction « El Kettar » (cimetière d’El kettar prés de la prison
Barberousse, SERKADJI actuellement.
Une botte de « Rihane » une plante odorante, qui sert
aussi à embaumer les défunts lors du rituel de la toilette.
De retour, les gosses dans leurs habits tout neuves,
se rendent chez les voisins présentés leurs souhaits, et reviennent avec leurs
petits portemonnaies, bien fournis en pièces.
L’après midi, dans une assiette des gâteaux maisons,
enveloppé dans un foulard « meherma » à la main, visite des parents, amis.

En Kabylie,
l’Aïd El Fitr ne se limite pas, à marquer la fin du mois du ramadan, un des
piliers de l’Islam.
Cette pratique sociale et ancestrale, que l’on appelle
communément Timechret ou Lewziaa, selon l’appellation de chaque région, est
une pratique sociale séculaire qui se perpétue à chaque fête importante comme Aïd el fitr ou
l’Achoura et qui consiste à sacrifier un nombre de bœufs au profit des
habitants du village, lesquels contribuent à l’achat de ces animaux.
Pendant que
le ou les bœufs sont sacrifiés, on ramène des rameaux d’oliviers et autres
branchages sur lesquels sont disposés les morceaux de viandes partagés selon la
somme cotisée.
Il y ‘a
lieu de noter, que la cotisation se fait selon le nombre de membres de la
famille et que les plus démunis en sont dispensés
Cette cérémonie est une des
occasions de retrouvaille, celle des familles installées dans les villes
ou aux alentours, pour y prendre part.
Même lors
d’une assemblée générale du village, tous les membres ayant l’âge de la
majorité sont destinataires de messages les invitant à y prendre part pour
discuter des préoccupations constituant les activités villageoises.
La solidarité chez nous n’est pas un
vain mot, oh que non, nous en sommes fiers très fiers même, par le temps
qui court, ou la véritable vie en communauté à disparu ou à tendance à
disparaitre hélas !
Admirez ces belles vues, et une
partie de nos Doyens avec des jeunes prêts, in chah ALLAH, à reprendre le
flambeau.
Ces photos ont étaient
prises lors de l'Aïd El Fitr de l'année passée, dans notre beau village bien
nommé Ighil Mahni, la verdure c'est de la vraie verdure et non pas de
l'artificiel qui nous envahi, de plus en plus, qui a envahi notre vie de tous
les gens, ou de plus en plus les gens sont atteint, de ce mal engendré, appelé
l'artificiel dit factice hélas mille fois hélas !
Daboudj1896
17 septembre 2009
RAMADHAN Moubarek à tous !
La semaine précédent ce jour «
fatidique » les mères de famille sont à l’affût de la moindre information
relative à l’endroit ou elles pourraient faire leurs achats dans l’espoir
de faire un peu d’économie.
La hantise d’être à même de répondre
aux désirâtes des bouches à nourrir, elle sera seul face à son fourneau,
se triturant l’esprit afin de trouver une recette qui fera la joie de tous, ne
pas oublier l’ehchiche et l’ehmissa.
Il est huit heures du matin, un
silence inhabituel, quelques rares passants quelques voitures.
Neuf heures un peu plus d’animation.

Dix heures les étals des marchands s’achalandent de légumes et de fruits, les bouchers pris d’assaut, ainsi que les boulangers, les jeuneurs à l’affut du moindre pain spécial, fougas nedjoum et j’en passe.

Le roi Kalbelouz trône dans la “
sniyoi “, puis plus tard, une autre recette fourré au amandes quoique aujourd'hui généralement,ce n’est plus le fourré aux
amendes, mais aux cacahuètes, une chaine se forme chez le marchand de zalabia et
chez un autre plus loin, Zlabia « Boufarik,syrienne tunisienne »

Treize heures dohr les mosquées ne
désemplissent pas à chaque prière.
16h 10’Assar, la fatigue commencent
à faire ses effets, une certaine lourdeur dans la démarche, le parler des
fois incompréhensibles.
19h10’ maghreb sauve qui peut, déjà
certains sont devant leurs tables, ou aux cuisines entrain de recenser les
plats, gare à la fausse note, la mère de famille fait la navette entre la
cuisine et la salle à manger, « Hamoud Boualem » majestueux, de
préférence sélecto et la limonade blanche.
Les mosquées des âmes charitables,
ramènent des dattes comme le veut tradition notamment la sunna ainsi que
du pain fait maison pour les fidèles qui veulent accomplir leurs prières avant
de rompre le jeune.
La faim assouvit, un café un peu de gâteaux,
puis les paupières s’alourdissent, une certaine béatitude.
Ichâa départ à la mosquée, une
calme serein, tarawih, puis le café rencontre inattendu avec de veilles
connaissances reprendre les liens de nouveaux.
C’est le Ramadhan serons nous là l’année
prochaine, Ramadhan sera au rendez vous, peut être sans nous !
*Le bouquet de la cérémonie de la remise des prix,à Djamâa Lekbir, Un Prodige, de trois ans Abderahmane Fateh, regardez et écouté !
Est-ce bien le Ramadhan ?
Je n’ai pas senti une fois de plus ? Ou peu, cette merveilleuse odeur de chorba, à l'elsane étire, au vermicelle ou au meketfa, l'odeur de ce café dont les graines sont grillée au hemas, puis moulu avec erhiyoi.
Cette impression et atmosphère indescriptible propre à ce mois, en déambulant dans ma merveilleuse Casbah, tout est amorphe.
A l'heure du ftour, je n'ai pas entendu le coup de canon annonçant la rupture du jeûne, ni vu les oriflammes de couleur vertes, sur les minarets des mosquées indiquant pour ceux n'ayant pas entendu le coup de canon, cette rupture.
Je n'ai pas entendu, aussi, les derboukas des petites filles, lors de la veillé sur les terrasses chantonnant « Yemâa rebiha ouine kounti », ces derboukas achetés rue Catan chez Âami Mahfoud, je le revois avec sa gandoura et sa mine joviale.
Je n'ai pas vu ou peu, les lampions de toutes les couleurs, égayant les boutiques et presque à chaque coins de rue, et à coté des étals improvisés durant ce mois.
Je ne sais si c'est le début des symptômes des malvoyants, qui me guette, quand à l'odorat je crois que je l'ai perdu au cours de ma longue route, ainsi que ma vue bientôt.
On dit chez nous « El aîne ma t'chouffe oual el kelb ma yedjah », pour ce qui me concerne je ne le pourrais jamais, et je dis.... et puis je ne dirais rien, je continus mon chemin en attendant des jours meilleurs, qui sait ?
Je terminerais, non je continuerais, une fois de plus, avec les paroles de la chanson d'Abdelmadjid MESKOUD, intitulée « Ya Dzayer Ya El Aâssima », que m'avait adressé un nouvel ami portant le pseudo « Biladi », l’année passée, que j’ai déjà éditée, que je salut au passage, bon Ramadhan et Aïd Moubarek, comme même mon frère !
Oh Alger la capitale * ** Ta valeur est énorme
Ton amour dans mon cœur est éternel *** jusqu'au jour du jugement dernier
Ceux qui n'ont pas de valeur t'on souiller *** Je prie Dieu pour qu'il les paie
Ils ont souillé la ville de Sidi Thâalbi *** Abderrahmane, mes Amis
La ville du martyr El Abbi *** et et des Ouali (saints)
Barberousse oh mes compagnons *** et sidi M'Hamed au deux tombes
Refrain :
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois
De tout endroit arrivent des arrivistes *** la fuite des villages à ramenée
foule
La pudeur et le respect des femmes d'autrui ont disparus *** La fois et la
religions se sont affaiblis
Où sont el mrama (el hayek) et chwachi (les chachiyates rouges typiquement
turques) *** avec leurs files tombants
Il ne reste plus le goût spécial de Ramadan *** Plus d'Aïd et de fêtes comme
avant
L'imitation des étranger les ont étouffés *** et inventés des nouvelles
habitudes
El Hbaq (une plante très aromatisé et odorante) à été échangé par Errihane (une
fleur innocenter) *** Et que dire du Jasmin...
Ou sont passé les Kaftans (habits de femmes) et el madjboud (l'art de la
décoration de ces derniers) *** et le brodeur de soie est introuvable
Ou sont les artistes du cuir *** ou sont les sculpteurs de bijoux
Ou est le luthier *** ou sont les dessinateurs
Refrain
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois
Ou sont les plats raffinés et les soirées *** ou sont les maîtres (sous-entends
du chaabi) et les messam3ates (terme pour désigner une femme qui chante le
hawzi, comme Fadela Dziriya, Meryem Fekkay... etc)
Les annonces avec les Youyous *** Et les mkahel (el baroud, fusil de chasse)
aux épaules
ou sont les Qsayeds et les histoires *** Ou sont les meddahine (les poètes
faisant éloge et gloire à Dieu et Mohamed (SAAWS)
Ou est Fadela Dziriya *** El Anka et les Fakhardjiya
Titiche (Boualem) et les zarnadjiya (troupe de zarna, incontournable dans un
mariage Algérois) *** ils sont tous été oubliés
Ksantini (rachid) l'humouriste *** salués par les artistes
Ou est le noir Baba Salem *** Trompette et tambours et des m'Harem (foulards)
Et des foules autours de lui se rassemblent *** Oh qu'elles sont savoureuses
ces années-là
La naïveté est partie oh toi qui comprends *** fini ces temps merveilleux
Refrain
Tu ne reconnais plus quelqu'un d'El Harrach (quartier) *** le fils de Hussein
Dey (quartier) n'est plus !
Même à Koubba c'est guère mieux *** Tu ne trouveras même pas quelqu'un connu
même de vu
Aux annasser tu ne t'attarderas pas *** ne pleur pas oh meskine !
El Hamma (quartier) est en état de délabrassions *** salembier et aussi laakiba
Au cœur de Belcourt ma bien aimée *** s'est envolée l'odeur de mes parents
Beb El Oued et la Qasbah *** Le bon goût s'est fait des ailes et envolé
Bab Djdid et Soustara *** El Biar et Skala et Tagara
Bouzaréah et Zghara *** et Beau-fraisier très beau
Tout s'est délabrés malheureusement *** demandez aux plus anciens
Refrain
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois
Oh la Balade qui m'angoisse *** cette nouvelle incroyable qui nous est parvenus
Rouiba, Reghaia et Dergana ont été exclus !!! ***Regarde El Bahdja (Alger) est
en colère et ses murs sont pâles
Prenez exemple sur ce qui est arrivé au corbeau *** ainsi dans sa démarche il
ne parvint plus
lorsqu'il a voulu imiter la belle *** La colombe au yeux noirs
La signification de ce proverbe nous a été laissé *** par nos prédécesseurs
Priez oh gens sur notre Prophète *** L'aimé de Dieu, le meilleur des hommes
Le fils d'Abdellah et père d'El Batoul (surnom de la fille de notre prophète)
*** Fatma mère des deux Hacene (Hacene et Houcine)
Il nous pardonnera le jour du jugement *** à nous et à nos parents
Je fini mes paroles dans ce récit *** avec « El Hamdoullah » au plus grand
Et mes prières sur le maître des hommes *** Le pur, taha le fidèle
Abdelmadjid Meskoud a dit *** fils d'El Hamma je ne me trompe pas
Daboudj1896
13 septembre 2009
La Casbah qui m'a vue naître !

(Suite des précédents billets)
Djamâa Lehoud (synagogue) ensuite
l’actuelle mosquée Farés, la foule du mois de Ramadhan et les autres mois,
marché des petites bourses ou plutôt des sans bourses.
Le matin pour ceux qui sont un peu à
l’aise, le soir lors de la fermeture du marché pour les sans bourses.
Les marchands à quelques heures cette
fermeture baisse de moitié le prix de leurs marchandises pour certaines légumes
périssables.
On pouvait acheter «e rhumai » (un
amas) de tomates, de poivrons, pour une « Tchékchouka », pendant les belles
saisons, un plat préféré des algérois, de part sa commodité de préparation.
De la sardine pour un prix dérisoire, après treize heures les marchands de peur du service hygiène implacable à l’époque, établissez des amendes en sus de la destruction de cette marchandise en l ‘aspergeant de crésyl.

Plus haut « Ehouanet elahamine » (boutiques des bouchers) Sidi Abdallah, le soir aussi une aubaine pour les pauvres.

Les bouchers vendaient les bouts de
viandes restants de la viande servis pour quelques sous appelés « lef ».
A ce sujet, on disait on parlant de
cette corporation (bouchers) « Djezar oua ehchatou be lef », du fait une fois
sa marchandise écoulée tout en partie, il ramenait chez lui les bouts de
viandes, restants lors du découpage de la viande pour sa clientèle.
Ou est partit ce charme d’antan,
aujourd’hui c’est tristesse et désolation, un marché couvert construit à prix
fort, désertés.
Aux alentours, devant la mosquée, en
face des étals de légumes, derrière ce marché, un autre marché celui des puces
!

*Jacques Louis César Alexandre, comte de Randon (25 mars 1795 à Grenoble, décédé le 16 janvier 1871 à Genève) militaire et homme politique français. Il fut maréchal de France, puis Gouverneur d’Algérie, sans oublier sa politique de la terre brulée.
Daboudj1896
10 septembre 2009
La Casbah qui m'a vue naître !

(Suite des précédents billets)
Sidi M’Hamed CHERIF vers la rue d’anfreville, la dernière
marche franchit en face une échoppe, vente de leben (petit lait) et djeben
(fromage de chèvre ou de brebis fait d’une façon artisanale) dont les
propriétaires sont Ali et Rachid SOUKI, chanteur Chaabi,

Sur la photo Cheikh R.Souki on aperçois le luthiste Rachid Berkani (un fervent de Cheikh Guerouabi (Paix à son âme)dans sa jeunesse)
son frère Ali était le parolier de ses premières chansons.

La rue d’anfreville mène aussi vers Sidi Abdellah, rue catan
et de l’autre coté vers Dar Essadaka (maison de bienfaisance)

rue des Abderahmes dont le gestionnaire n’était autre que Cheikh FAKHARDJI ou vers Houmet el djouadjela (quartier des Djidjeliens) exerçant en majorité les métiers d’artisans couturiers, de four à cacahuètes, menant aussi vers el hammamets en référence aux bains nombreux qui se trouvent dans ce quartier.

Un café de ce quartier, sur un mur coté gauche en entrant
était orné du portrait du principal serveur, un nain qui faisait le bonheur du
propriétaire des lieux, de par sa vivacité et ses anecdotes raconté aux clients.
C’est le quartier de H’issen le chanteur chaabi, ce quartier était animé à longueur de journées.

En rebroussons notre chemin,nous irons vers « Kahwete Lehriche » (Le café de la treille), en passant par H’ammi Rabah le laitier et la grande épicerie MAZARI, le café de la treille avec sa belle treille ses bancs placés devant cet établissement, le soir c’était un plaisir de déguster un thé ou un café,

Le marchand de charbon de bois jusque à coté pour notre «
Kanoun » sorte de poêles fait en terre cuite, qui les soirs d’hiver, ou pour
peaufiner une chorba ou un autre mets préparé par les mains de fées de notre
Casbah.
Ce marchand de charbons qui des fois, effrayé les gosses de passage, ceux habitant le quartier et les environs ce sont accoutumés, à son visage, ses bras étaient noir à force de manipuler sa marchandises.

Ah! Il faisait bon de vivre admirez cette quiétude malgré.... !
Rue attenante, au commerce de Ali « La glace », Ali « La
glace » surnom relatif à sa profession, marchand de pains de glace, pour
l’ancêtre de nos frigidaires, les glacières, une marque revient en mémoire « BENDIX
» .
Ce pain de glace se
mettait, dans bac en bas de la glacière, pendant les chaleurs, ceux qui ne
possédaient pas cet appareil un luxe à l’époque, utilisé pour rafraichir leurs
boissons et fruits, des bassines en fer blanc.
Une autre méthode ou astuce, les
Douéras qui étaient pourvus de puits(ou Djeb), les habitants utilisés le seau
qui servait à puiser l’eau, en mettant leurs bouteilles de limonade pastèques,
bien attachés et les laissées à une certaine profondeur, le soir,
à l’heure du dîner, on les retirait, ils étaient glacés à souhait.
Une autre astuce, une grande cruche
pour se désaltérer, remplit d’eau à laquelle on ajouté une botte de « drôo »,
cette plante avait une particularité, celle de donné un merveilleux gout à
l’eau et le rafraichissait......A suivre
Daboudj1896
07 septembre 2009
Djamâa Lekbir ou sauna et la Casbah ?

La Casbah l'indépendance !
(Suite des précédents billets)
La *casbah fut fondée par le souverain ziride **Bologhine ibn Ziri. La
Casbah proprement dite est une forteresse bâtie à Alger au XVIe siècle,
à l’époque ottomane. Entre cette forteresse et le front de mer et sur un site
accidenté se sont développé des habitations majoritairement à étages devenu
plus tard la vieille ville d’Al-Djazair qu’on a appelé aussi bien plus tard
Casbah par extension.
Les caractéristiques les plus marquantes de la Casbah qui lui donnent
tout son charme, sont le terrain lui même qui est accidenté et en pente (118 mètres
de dénivellation), les rues tortueuses qui nous renvoient dans un Alger
mystérieux et magique d’un autre temps et l’architecture, tant extérieure
qu'intérieure des maisons, ces dernières étant caractérisées par une cour
intérieure carrée avec une petite fontaine, autour de laquelle est organisée
toute l’habitation.
La pente est tellement raide dans la partie haute de la Casbah que la
plupart des ruelles sont en escaliers. Les experts admirent le prodige
architectural qu'offre le spectacle de maisons enchevêtrées sur un plan très
incliné, s'appuyant les unes contre les autres depuis des siècles.
Noyau originel qui valut à la cité mauresque d'El-Djazaïr le surnom d'Alger-la-Blanche,
la Casbah est en danger de mort. De la mer, ou du haut de ses terrasses, la
vieille médina fait encore son effet. Mais lorsqu'on vagabonde dans le
labyrinthe de ses ruelles, le délabrement apparaît criard, poignant. Quand une
maison s'écroule, celles qui lui sont proches, par un effet de château de
cartes, sont menacées de ruine.
Les premières études pour sauvegarder la vieille ville datent des années
1970, plusieurs plans d’aménagement, d’urbanisme, de rénovation et de mise en
valeur ont été mis en place depuis.
La Casbah est classée, depuis décembre 1992, patrimoine mondial par
l’UNESCO.

*Dans les
pays d'Afrique du Nord, une kasbah(ou casbah) désigne une
citadelle. Par extension, le mot désigne également le cœur historique, fortifié
ou non, d'une ville d'Afrique du Nord. Dans cette seconde acception, le mot est
plus ou moins synonyme de médina.
Le terme casbah provient du mot arabe « kasabah » qui signifie « roseau ». Ce matériau était utilisé jadis, pour ses propriétés ergonomiques et économiques, dans la construction des toitures en tant qu'isolant thermique (contre la chaleur, le froid et l'humidité
**Bologhine ibn Ziri, de son nom complet Abou al-Foutouh Sayf
al-Dawla Bologhin ben Ziri as-Sanhadji, est le fondateur de la dynastie berbère
des Zirides régnant sur l'Ifriqiya de 972 à 1152.
Alors que son père Ziri ibn Menad est gouverneur du Maghreb central, Bologhine fonde la ville d'Alger sur l'emplacement de l'ancienne Icosium romaine en 960, mais aussi Médéa et Miliana et fait également reconstruire les villages détruits par les diverses révoltes.
À la mort de son père, dans une bataille contre des tribus berbères kharidjites en 971, il hérite du pouvoir. Le calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah désigne Bologhine comme gouverneur du Maghreb, il reçoit, en plus des attributions de son père, le Zab et M'Sila que gouvernaient le transfuge Dja`far ibn `Ali. Les honneurs qu'on lui fait vont provoquer la jalousie des Kutamas. Al-Muizz li-Dîn Allah laisse la gouvernance de la Sicile et celle de Tripoli à des membres de sa famille.
Bologhine poursuit le combat contre les Zenâtas. Les Maghraouas demandent l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes. Bologhine prend alors le contrôle de presque tout le Maghreb en suivant les directives du calife fatimide. Il a pour ordre de tuer tous les Zénatas et de récolter l'impôt des Berbères sous la menace de l'usage de la force. Bologhine mate les Maghraouas, les Houaras (branche des Branis), les Nefzaouas (branche des Zénatas) et les Matara.
Les Fatimides transfèrent leur cour de Mahdia au Caire. Bologhine est alors nommé vice-roi d'Ifriqiya avec pour capitale Kairouan. Néanmoins Bologhine reste un vassal des Fatimides auxquels il doit payer un tribut, il reste entouré de conseillers qui sont là autant pour le soutenir que le surveiller. Les Fatimides emportent avec eux richesses et équipements militaires. La priorité absolue des Zirides est donc le renforcement de leur pouvoir mais le déplacement de la flotte fatimide vers l'Égypte rend la conservation des territoires kalbides (en) en Sicile impossible.
Bologhine reçoit du calife les titres d’Abou al-Foutouh, « Père des victoires » et Sayf ad-Dawla « Glaive de l'empire ». En 977, Abu Mansur Nizar al-Aziz Billah successeur de Al-Muizz li-Dîn Allah attribue à Bologhine les villes de Tripoli, Ajdabiya en et Syrte en plus de ses attributions antérieures. Il conquiert Fès, Sijilmassa et mais s'arrête devant Ceuta. Lorsqu'il voit la place, qu'il considère comme inexpugnable, et les renforts des Zénatas venus d'Andalousie par voie maritime. Il rebrousse chemin.
En mai 984, Bologhine meurt, son fils Al-Mansur lui succède dans toutes ses attributions.
Daboudj1896
06 septembre 2009
Djamâa Lekbire ou sauna ? (Djamâa Ejdid )

(Suite des précédents billets)
Djamâa Ejdid (Mosquée de la Pêcherie)
Cette mosquée, du rite hanéfite, fut élevée en 1660, sur l'emplacement de
la médersa Bou Anan. Ce temple, construit de par la volonté de la Milice, est à
vrai dire, rappelons-le, l'œuvre de la population entière d'El-Djezaïr, qui
fournit tous les fonds nécessaires à son édification.
Auprès de ce monument que baignait
jadis la mer, se trouvaient la petite mosquée "des Pêcheurs"
(Mesdjed-el-Houatin) et la Porte de la Mer (Bab-el-Behar), indiquée
précédemment.
Cet édifice affecte la forme d'une
croix. Sa superficie est de 1 371 mètres carrés.
L'architecte qui en dressa les plans
était un esclave chrétien lequel, dit une légende, fut mis à mort pour avoir
évoqué en cet ouvrage le symbole de sa propre religion. Rien n'est moins exact,
car ainsi qu'on l'a déjà fait remarquer, Mahomet II donna en 1453, après la
prise de Constantinople, la basilique Sainte-Sophie (de forme cruciale), comme
modèle de mosquée.
Or, Djamaa-Djedid ayant été construite
sous les Turcs et pour les Turcs, il est tout naturel qu'elle ait reçu la forme
qui la signale.
Le minaret avait, en principe, trente
mètres de hauteur. Les remblais effectués dans la rue de la Marine, après 1830,
réduisirent cette hauteur à vingt-cinq mètres. Dans la rue de l'Arc, dénommée
autrefois Kâ-es-sour (le pied du rempart), se trouvait une entrée du
temple, que surmontait une inscription turque. Cette pièce graphique fut
détruite en 1846, alors qu'un savant de France cherchait à en déchiffrer le
texte.
Il y a à remarquer en cette mosquée :
le mihrâb tapissé de faïences précieuses et encadré de fines broderies de
plâtre (Auprès du mihrâb se trouve une inscription mentionnant le nom du directeur
des travaux de l'intérieur : El-Hadj Habib), et le minbar
(tribune à prières) fait de marbres délicatement ciselés, débris de la chaire
de Djamaa-es-Sida, détruite en 1832. Le plafond de bois ciselé et enluminé qui
décore la mahakma attenante à ce temple, vient aussi de la mosquée Es-Sida).
Djamaa-Djedid possède un Coran (jadis
à la mosquée Ketchaoua) qu'offrit au XVIIIè siècle, un sultan de Constantinople
au pacha d'Alger. Ce livre est certes supérieur par ses enluminures à bien des
échantillons artistiques de ce genre qu'a légués le Moyen-âge.
L'horloge à
carillon (sortie des
ateliers de wagner, fut rapportée à Alger en 1833) que l'on voit sur le minaret, se trouvait en 1842 sur la Jénina. Elle fut en 1847, transportée à Djamaa-Djedid,
non sur le temple même, mais sur un échafaudage dressé à l'extérieur, cela en
considération de la loi coranique opposée à l'emploi sur les mosquées de la
cloche qui rappelle le christianisme, ainsi d'ailleurs que de la trompette qui
évoque le souvenir de la religion judaïque (Devoulx).
Cependant en 1853, pour donner une
assise plus stable à l'horloge, on dut installer celle-ci sur le minaret où
elle se trouve actuellement. L'émotion causée dans la population musulmane par
cet événement fut assez vive mais elle ne dura pas.
En mars 1857, furent placées trois
cloches pesant respectivement 50, 80 et 120 kilogrammes. -L'accommodation du minaret fut œuvre de
l'architecte de la ville, Bournichon. La même année, il fut procédé à la
restauration de la mosquée. La dépense s'éleva à 20.000 francs. En septembre
1859, l'horloge fut dotée d'un cadran transparent.
Ainsi qu'il a été dit précédemment, les sous-sols de cette mosquée servirent de
magasins à l'armée, jusqu'en 1864, époque à laquelle les Domaines les louèrent
à un particulier.
Ainsi qu'il a été dit, Djamaa-Djedid
fut sauvée de la ruine en 1831, par le colonel du génie, Lemercier.
Menacée à nouveau en 1910, ainsi que
sa voisine, l'antique Djamaa-Kebir, par un projet de transformation de la
ville, elle fut encore sauvée grâce à l'intervention des Amis du Vieil
El-Djezaïr. La gracieuse mosquée, Djamaa-Djedid est devenue célèbre par le
particulier charme qu'elle présente aux soirs illuminés des 14 juillet, dans le
luxe de ses broderies de feu, de ses pendeloques de gemmes embrasées, de ses
rutilants colliers de corail, de ses incandescentes étoiles éclatant sur des
lacis d'or semés de pierreries.
-M. Ben Zakour en est actuellement le
Muphti. Elle fut visitée par l'Empereur, le même jour que Djamaa-Kébir. Classée
en 1887.
(Source Wikipedia)

Daboudj1896
05 septembre 2009
Djamâa Lekbir ou sauna ?

(Suite des précédents billets)
Djamâa Lekbir
Cette mosquée, la plus grande
d'Alger, est affectée au rite malékite, le seul qui fût observé à Alger, avant
l'arrivée des Turcs. Djamaa-Kébir fit partie de la ville berbère; elle fut
édifiée sur les ruines d'une basilique chrétienne (une partie des substructions
repose sur une portion de l'ancien rempart romain) dont l'abside, rapporte
l'historien arabe El Bekri, était, en raison de son orientation vers le Levant,
utilisée comme lieu de prière. On la décorait de tapis et d'images saintes, les
jours de grande fête.
Une inscription du minbar dit : "Au nom de Dieu, clément et
miséricordieux, ce mirhab a été élevé le premier jour de Redjeb de l'an 409
(1018)". La construction de la mosquée date donc, au moins, du XIè
siècle (Le professeur Marçais donna de ce minbar une intéressante étude qui, en
décembre 1920, fut lue à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.
Ce minbar daterait, non de 1018,
mais de 1097. Il comporte entre autres ornements, 45 panneaux de cèdre sculptés
(carrés, triangles ou trapèzes). Dans son décor floral. L'œillet fait défaut.
Bien qu'en ressemblance avec celle de Kairouan, cette chaire accuse l'influence
de l'Espagne si nette à Tlemcen et à Fez.)
Une inscription placée près du
minaret, célèbre le roi de Tlemcen, Abou Tachefin de qui dépendait Alger
autrefois, et qui, en 1324, avait élevé cette partie du temple. En voici la
traduction:
«Au nom de Dieu clément et miséricordieux, lorsque le prince des musulmans,
Abou Tachefin (que Dieu le fortifie et l'assiste), eut achevé le minaret
d'Alger, dans une période dont le commencement est le dimanche, 17è jour de
doul kada de l'année 722 (22 novembre 1322), le minaret susdit sembla, par son
aspect actuel, s'écrier : " Quel est le minaret dont la beauté
est comparable à la mienne?"
Le prince des Musulmans a érigé
des boules (les trois pommes de cuivre peintes en vert, fixées à la flèche de
la tour), des boules dont il m'a fait une parure brillante, et il a complété ma
construction. La lune du firmament s'est présentée à moi dans tout son éclat et
m'a dit :" Sur toi, mon salut, ô toi, la seconde lune!" Aucune
vue, en effet, ne captive les cœurs comme la mienne! Allons, venez donc
contempler ma beauté et l'aspect que de mes couronnes."
"Puisse Dieu accroître l'élévation de celui qui m'a achevé comme celui-ci
l'a fait â mon égard et comme il a exhaussé mes murailles."
"Que l'assistance de Dieu ne cesse d'être autour de son étendard, le
suivant comme un compagnon et lui servant de seconde armée." (Devoulx).
La grande mosquée occupe une
superficie de 2 000 mètres. Ses dimensions sont à peu près de 48 mètres sur 40.
À la mosquée étaient annexées jadis
: 1°/ el djenina (le petit jardin); 2°/ el mocella (oratoire pour les services
funèbres); 3°/ une grande cour où était installée une batterie de quatre
canons, élevée après le bombardement de Lord Exmouth, en 1816.
Le monument s'appuie sur soixante-douze piliers et est recouvert de onze toits.
Il comprend onze travées. Son ordonnance est en réduction, un peu celle de la
mosquée de Cordoue.
La cour aux ablutions comprenait autrefois "un jet d'eau, un noyer et un
oranger sauvage".-La partie voisine du mirhab fut endommagée en 1683 par
les boulets de Duquesne. Les esclaves chrétiens furent employés à sa
restauration comme l'avaient été les captifs de 1529, pour les dégradations
éprouvées par le temple, lors de la défense du Penon qu'assiégeait
Kheïr-ed-Din.
Un texte ancien nous apprend que
lors du bombardement de Duquesne, les livres saints de la mosquée furent mis en
sûreté au Fort l'Empereur. Le mirhab, conformément à la tradition malékite,
doit demeurer nu, sans ornements.
L'inscription romaine, placée sous le portique de la rue de la Marine provient
d'un monument décorant jadis Icosium. La suite de cette inscription a été
retrouvée plus tard, rue Bruce. En voici la traduction : "Lucius
Coecilius Rufus, fils d'Agilis, flamine perpétuel, ayant épuisé la série des
honneurs municipaux de sa patrie, de ses deniers a fait ce don et l'a consacré."
Le minaret, haut de quinze
mètres, est orné en son sommet, de vingt-quatre merlons. En 1856, le Génie
civil para cette tour de faïence bleue, d'un assez joli effet.
Le dessous de la grande mosquée
est constitué par de hautes voûtes qu'occupa le Génie militaire en 1830 et qui
furent dans la suite, louées à des particuliers. M. Picon, premier constructeur
du boulevard du Centaure (aujourd'hui: boulevard Gambetta), en fut le
locataire, de 1836 à 1838.
En cette mosquée, se tenaient
autrefois les séances du Tribunal Supérieur appelé le Midjelès. Là, siégeait le
muphti hanéfi, lequel, en sa qualité de Turc, avait le pas sur son collègue
maléki.
Le 13 juin 1873, le préfet Comte
d'Ideville installa solennellement le muphti Hadj ben Haffaf, qui avait été le
premier secrétaire d'Abd-el-Kader, et mourut âgé de 90 ans, en octobre 1889.
Son successeur fut El Hadj Kadour Chérif, ancien lieutenant de l'Emir.
Le ler mars 1904, le préfet
Rostaing vint remettre la Légion d'Honneur au muphti Ben Zakour (Aïeul de
l'actuel muphti de Djama-Djedid.) dont les services dataient de 1844. Le 24
mars 1919, à l'issue de la cérémonie à la mémoire des Indigènes tombés sur le
Front, le secrétaire général Borde remit, en présence des autorités réunies, la
Légion d'Honneur au muphti Ben-Nacer.
Le personnel de la grande mosquée
se composait de : deux imams, un porte-crosse du muphti, un huissier, dix-neuf
professeurs, dix-huit mouedden, huit lecteurs du Coran, huit oukils ou
administrateurs.-Il y avait, en outre: huit balayeurs et trois allumeurs.
En décembre 1836, le prince de Nemours posa la première pierre de la galerie de
marbre de la rue de la Marine, qui fut élevée par les " Condamnés "
du colonel Marengo, avec 22 fûts de la mosquée Es-Sida.
Une urne contenant le
procès-verbal de la cérémonie, rédigé en français et en arabe, et des pièces
d'or, d'argent et de bronze, à l'effigie de Louis-Philippe et au millésime de
1836, a été placée sous l'une des colonnes.
En avril 1903, le temple devant
lequel devait passer le président Loubet, fut, du côté du boulevard, bordé
d'une grille de dessin oriental.
Le 9 mai 1865, l'Empereur visita
Djama-Kébir. La mosquée fut classée en avril 1887.
(Source Wikipedia)

Daboudj1896
04 septembre 2009
Djamâa Lekbir ou sauna et la Casbah ?

Casbah Rabat (Maroc)

Casbah Tunis (Tunisie)
(Suite des précédents billets)
Je vous envie,voisins ! Et la notre de Casbah ??
C'est notre mémoire,…Qui sait demain....lui seul Le Sait !
Ne pleurons pas sur « notre monument », comme on dit chez nous « Elbka radjel ehzize »et ce serait pour certains un signe de faiblesse, ou manque de caractère.
Un chêne ne restera qu’un chêne, un bambou se pli sous le vent mais reprend son aplomb après l’accalmie, quant au chêne….
Ce délabrement criard, émouvant, une maison s'écroule, celles qui lui sont proches, tel un château de cartes, sont menacées de ruine.
Notre belle cité ou ce qu’il en reste, est une très belle femme, mais trompée puis abandonnée au cours de sa vie par une multitude de bien aimés, c’est sa destinée.
Elle a vu naitre des hommes de toutes trempes, et non des moindres, partis hélas sous d’autres cieux, pas de gaité de cœur Oh Non ! Quant aux autres….
Puis s’installe le bure à la place du satin, la finesse et l’à-propos, dans le langage, fait place à un autre monde, le vulgaire !

Daboudj1896
01 septembre 2009
Djamâa Lekbir ou sauna et la Casbah ?

La mosquée
en ce mois sacré, est le lieu de rencontre, de retrouvailles après bien souvent
des années, d’amis ayants « émigrés », loin de leur racine Alger, des
fois à contre cœur.
Je ne sais pourquoi
lorsque je parle d’Alger, dans mon subconscient c’est La Casbah, et ses
alentours, une idée fixe, dont je ne peux m’en débarrasser, ou plutôt je n’essaye
pas de m’en débarrassée, une maladie peut être, mais une maladie d’Amour.
Lors des dernières
festivités, culturelle, je ne sais pas si nos invités ont eu le plaisir de
visiter notre vieille cité, ou plutôt les organisateurs leurs ont il fait visiter,
je les ais vu aux alentours de Tipaza !
C’est vrai
il semble que La Casbah est devenue une plaie, en terme
« diplomatique » un casse tête.
J’au lu quelque part, au Brésil, sur la route menant à l’aéroport se trouve des favélas, les délégations officielles, en visite dans ce pays, les chauffeurs en arrivant dans les environs ont pour ordre de d’appuyer sur les champignons, puis plus tard on édifia un mur.

Alors une
idée, les fouille terminées pour laisser place au métro, oui un métro à proximité
de notre Cité, on n’arrête pas le progrès.
Modernisation
dites vous, il serait judicieux d’élever un mur de séparation on attendant, que
le temps (cela rime bien n’est ce pas ?) fasse son œuvre soit la
disparition de tout un passé, La Casbah !
Et on pourra
se lavés les mains, de ce crime !!
Il y’avait des festivités, mai il y’avait des fouilles et la Casbah à l’agonie, elle tarde à rendre l’âme !!

Au fait, la
mosquée « Ali Bichtine », depuis 2001 n’est ce pas ?

Ne parlons
pas de « Kechtaoua », après le métro viendront leurs tours, nous serons
plus là, « Avec nos récrimination »

La relève y’a-t-il ??

