17 septembre 2009
RAMADHAN Moubarek à tous !
La semaine précédent ce jour «
fatidique » les mères de famille sont à l’affût de la moindre information
relative à l’endroit ou elles pourraient faire leurs achats dans l’espoir
de faire un peu d’économie.
La hantise d’être à même de répondre
aux désirâtes des bouches à nourrir, elle sera seul face à son fourneau,
se triturant l’esprit afin de trouver une recette qui fera la joie de tous, ne
pas oublier l’ehchiche et l’ehmissa.
Il est huit heures du matin, un
silence inhabituel, quelques rares passants quelques voitures.
Neuf heures un peu plus d’animation.

Dix heures les étals des marchands s’achalandent de légumes et de fruits, les bouchers pris d’assaut, ainsi que les boulangers, les jeuneurs à l’affut du moindre pain spécial, fougas nedjoum et j’en passe.

Le roi Kalbelouz trône dans la “
sniyoi “, puis plus tard, une autre recette fourré au amandes quoique aujourd'hui généralement,ce n’est plus le fourré aux
amendes, mais aux cacahuètes, une chaine se forme chez le marchand de zalabia et
chez un autre plus loin, Zlabia « Boufarik,syrienne tunisienne »

Treize heures dohr les mosquées ne
désemplissent pas à chaque prière.
16h 10’Assar, la fatigue commencent
à faire ses effets, une certaine lourdeur dans la démarche, le parler des
fois incompréhensibles.
19h10’ maghreb sauve qui peut, déjà
certains sont devant leurs tables, ou aux cuisines entrain de recenser les
plats, gare à la fausse note, la mère de famille fait la navette entre la
cuisine et la salle à manger, « Hamoud Boualem » majestueux, de
préférence sélecto et la limonade blanche.
Les mosquées des âmes charitables,
ramènent des dattes comme le veut tradition notamment la sunna ainsi que
du pain fait maison pour les fidèles qui veulent accomplir leurs prières avant
de rompre le jeune.
La faim assouvit, un café un peu de gâteaux,
puis les paupières s’alourdissent, une certaine béatitude.
Ichâa départ à la mosquée, une
calme serein, tarawih, puis le café rencontre inattendu avec de veilles
connaissances reprendre les liens de nouveaux.
C’est le Ramadhan serons nous là l’année
prochaine, Ramadhan sera au rendez vous, peut être sans nous !
*Le bouquet de la cérémonie de la remise des prix,à Djamâa Lekbir, Un Prodige, de trois ans Abderahmane Fateh, regardez et écouté !
Est-ce bien le Ramadhan ?
Je n’ai pas senti une fois de plus ? Ou peu, cette merveilleuse odeur de chorba, à l'elsane étire, au vermicelle ou au meketfa, l'odeur de ce café dont les graines sont grillée au hemas, puis moulu avec erhiyoi.
Cette impression et atmosphère indescriptible propre à ce mois, en déambulant dans ma merveilleuse Casbah, tout est amorphe.
A l'heure du ftour, je n'ai pas entendu le coup de canon annonçant la rupture du jeûne, ni vu les oriflammes de couleur vertes, sur les minarets des mosquées indiquant pour ceux n'ayant pas entendu le coup de canon, cette rupture.
Je n'ai pas entendu, aussi, les derboukas des petites filles, lors de la veillé sur les terrasses chantonnant « Yemâa rebiha ouine kounti », ces derboukas achetés rue Catan chez Âami Mahfoud, je le revois avec sa gandoura et sa mine joviale.
Je n'ai pas vu ou peu, les lampions de toutes les couleurs, égayant les boutiques et presque à chaque coins de rue, et à coté des étals improvisés durant ce mois.
Je ne sais si c'est le début des symptômes des malvoyants, qui me guette, quand à l'odorat je crois que je l'ai perdu au cours de ma longue route, ainsi que ma vue bientôt.
On dit chez nous « El aîne ma t'chouffe oual el kelb ma yedjah », pour ce qui me concerne je ne le pourrais jamais, et je dis.... et puis je ne dirais rien, je continus mon chemin en attendant des jours meilleurs, qui sait ?
Je terminerais, non je continuerais, une fois de plus, avec les paroles de la chanson d'Abdelmadjid MESKOUD, intitulée « Ya Dzayer Ya El Aâssima », que m'avait adressé un nouvel ami portant le pseudo « Biladi », l’année passée, que j’ai déjà éditée, que je salut au passage, bon Ramadhan et Aïd Moubarek, comme même mon frère !
Oh Alger la capitale * ** Ta valeur est énorme
Ton amour dans mon cœur est éternel *** jusqu'au jour du jugement dernier
Ceux qui n'ont pas de valeur t'on souiller *** Je prie Dieu pour qu'il les paie
Ils ont souillé la ville de Sidi Thâalbi *** Abderrahmane, mes Amis
La ville du martyr El Abbi *** et et des Ouali (saints)
Barberousse oh mes compagnons *** et sidi M'Hamed au deux tombes
Refrain :
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois
De tout endroit arrivent des arrivistes *** la fuite des villages à ramenée
foule
La pudeur et le respect des femmes d'autrui ont disparus *** La fois et la
religions se sont affaiblis
Où sont el mrama (el hayek) et chwachi (les chachiyates rouges typiquement
turques) *** avec leurs files tombants
Il ne reste plus le goût spécial de Ramadan *** Plus d'Aïd et de fêtes comme
avant
L'imitation des étranger les ont étouffés *** et inventés des nouvelles
habitudes
El Hbaq (une plante très aromatisé et odorante) à été échangé par Errihane (une
fleur innocenter) *** Et que dire du Jasmin...
Ou sont passé les Kaftans (habits de femmes) et el madjboud (l'art de la
décoration de ces derniers) *** et le brodeur de soie est introuvable
Ou sont les artistes du cuir *** ou sont les sculpteurs de bijoux
Ou est le luthier *** ou sont les dessinateurs
Refrain
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois
Ou sont les plats raffinés et les soirées *** ou sont les maîtres (sous-entends
du chaabi) et les messam3ates (terme pour désigner une femme qui chante le
hawzi, comme Fadela Dziriya, Meryem Fekkay... etc)
Les annonces avec les Youyous *** Et les mkahel (el baroud, fusil de chasse)
aux épaules
ou sont les Qsayeds et les histoires *** Ou sont les meddahine (les poètes
faisant éloge et gloire à Dieu et Mohamed (SAAWS)
Ou est Fadela Dziriya *** El Anka et les Fakhardjiya
Titiche (Boualem) et les zarnadjiya (troupe de zarna, incontournable dans un
mariage Algérois) *** ils sont tous été oubliés
Ksantini (rachid) l'humouriste *** salués par les artistes
Ou est le noir Baba Salem *** Trompette et tambours et des m'Harem (foulards)
Et des foules autours de lui se rassemblent *** Oh qu'elles sont savoureuses
ces années-là
La naïveté est partie oh toi qui comprends *** fini ces temps merveilleux
Refrain
Tu ne reconnais plus quelqu'un d'El Harrach (quartier) *** le fils de Hussein
Dey (quartier) n'est plus !
Même à Koubba c'est guère mieux *** Tu ne trouveras même pas quelqu'un connu
même de vu
Aux annasser tu ne t'attarderas pas *** ne pleur pas oh meskine !
El Hamma (quartier) est en état de délabrassions *** salembier et aussi laakiba
Au cœur de Belcourt ma bien aimée *** s'est envolée l'odeur de mes parents
Beb El Oued et la Qasbah *** Le bon goût s'est fait des ailes et envolé
Bab Djdid et Soustara *** El Biar et Skala et Tagara
Bouzaréah et Zghara *** et Beau-fraisier très beau
Tout s'est délabrés malheureusement *** demandez aux plus anciens
Refrain
Dites oh ceux qui écoutez *** où est passée l'odeur d'El Bahdja (Alger)
Dites oh ceux qui écoutez *** où sont passés les Algérois
Oh la Balade qui m'angoisse *** cette nouvelle incroyable qui nous est parvenus
Rouiba, Reghaia et Dergana ont été exclus !!! ***Regarde El Bahdja (Alger) est
en colère et ses murs sont pâles
Prenez exemple sur ce qui est arrivé au corbeau *** ainsi dans sa démarche il
ne parvint plus
lorsqu'il a voulu imiter la belle *** La colombe au yeux noirs
La signification de ce proverbe nous a été laissé *** par nos prédécesseurs
Priez oh gens sur notre Prophète *** L'aimé de Dieu, le meilleur des hommes
Le fils d'Abdellah et père d'El Batoul (surnom de la fille de notre prophète)
*** Fatma mère des deux Hacene (Hacene et Houcine)
Il nous pardonnera le jour du jugement *** à nous et à nos parents
Je fini mes paroles dans ce récit *** avec « El Hamdoullah » au plus grand
Et mes prières sur le maître des hommes *** Le pur, taha le fidèle
Abdelmadjid Meskoud a dit *** fils d'El Hamma je ne me trompe pas
Daboudj1896
Commentaires
ouled el aassima
bonjour
Ahah ya si daboudj ghabatlak ehnaya ,rak faltite !la fin de la chanson dis :saksiou ouled st eugene ,kayna ? Cheft kifache a3djouza hakmet sarek :) !!
Et ,plus haut on parle de SOUAREDJ et non pas de syaredj.J allais jouer la haut près d une carcasse d avion abandonnée ,étant jeune écolier à Mcid Fatah .Il manque le terrain vague qu on appelait DAR EL GHOULA entre Soustara et SIDI BICH ( cite bishou bich) .
Ton commentaire kassni bezaf .Wallah je ne sais plus quoi dire que ceci :tu est un frère hada makane bla mankatrou laklame bel ehbaq oua essissane.
Avec une grosse neboula ou teboukha de Salams .
El Assima et Neboulates
Bonjour,
J’ai repris le texte tel que me l’a envoyé mon ami « Biladi », pour ce qui est de St Eugene voici ;
Voile d’enfance
En soulevant délicatement le voile, c’est l’enfance qui apparait
D’abord une lumière
Lumineuse comme nulle part ailleurs, presque blanche.
Du bleu beaucoup de bleu
Comment les distinguer du ciel et de la mer ? Ils se confondent en un merveilleux dégradé, seuls les rochers en tracent la frontière.
Ne pas oublier le bruit du va et vient des vagues caressant le rivage, ou de leur rugissement les jours de grande tempête…
La suite sur :
http://Daboudj1948.blogspot.com/
Pour Ess’yoiredj ou Souaredj, voila la relation faite par ex-habitant du quartier :
« En passant, stade Mingasson, nous grimpions dans la carcasse d'un vieux Junnker, un SU 52, installé là pour l'entraînement des troupes de la caserne d'Orléans. C'est à coups de pieds aux fesses que les militaires bien souvent nous en faisaient descendre »
Enfin pour ce qui est des neboulates ou teboukhates,je les laisseraient pour mes petits enfants le jour de l’Aïd Kebir prochain in chah Allah, merci pour eux.
Daboudj1896
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