30 juillet 2009
Azeffoun....Ath Rehouna une fresque inachevée!

Ensorceleuse Azeffoun
Lieu des grands hommes
Parler d’Azefoun, c’est rimer avec le Qcid de Boudjemaa
El Ankis qui retrouve son inspiration dans le village de ses aïeux à Aït
Arehouna. Voir Azeffoun, c’est admirer les tableaux de Issiakhem qui
d’un coup de pinceau du haut de sa Taboudoucht natale immortalise le bleu de la
mer et les couleurs du paysage qui s’étale devant vos yeux dès la crête de
Aghribs dépassée.
Vivre à Azeffoun c’est rimer avec les vers de Djaout
dont la tombe à Idjouddal est toujours fouettée par les vents de la mer pour le
bercer comme il le faisait de son vivant, seul ou avec ses amis. Il descendait
sur la plage de Sidi Khellifa pour y composer ses poèmes, écouter le ressac des
vagues sur les galets et les criques. Azzeefoun, c’est entendre le rire de Rouiched,
faire une trempette du côté de Sidi-Khelifa aussi rafraîchissante que les
opérettes des frères Mohamed et Saïd Hilmi dont les échos vous
parviennent du haut de l’ancien village où ils ont toujours leur maison
ancestrale qu’ils fréquentent chaque été pour fuir le tumulte de la
capitale.Azzefoun, c’est prendre le large avec une barque à partir du port,
aujourd’hui agrandi, pour rejoindre le « petit paradis » dont le nom
est assez évocateur devant la beauté du site. Les vagues vont feront danser sur
les airs endiablés de Mohamed Allaoua. Au « petit paradis »,
une fois la nuit tombée, vous prenez le dernier roman de Bachir Hadj Ali
que vous lirez à la belle étoile en écoutant les morceaux choisis de El Hadj
Mrizek et le son de son tar, de Abderrahmane Aziz et sa voix
mélodieuse ou encore de Hnifa la diva . Au petit matin vous vous
réveillerez avec, dans les oreilles, le gazouillis des oiseaux évocateur des
partitions de Iguerbouchène et devant vos yeux des images à jamais
fixées dans votre subconscient comme l’aurait fait Mustapha Badie avec
ses caméras.
En abordant une autre fois la descente vers la grande
bleue à partir de Aghribs, c’est la voix chaude de El Hadj M’hamed El Anka
qui vous accompagnera à partir de Tagarcift, avec ses qasidat que Abdelkader
Chercham et Hamidou ont reprises avec leurs voix sensuelles. A quelques
milles du centre-ville, vous allez faire une halte sur les galets, juste à côté
du petit pont qui vous mènera droit au petit village de Melatha (ex-Tardieu) où
la ferme coloniale trône toujours, un endroit que Mohamed Fellag
affectionne particulièrement. Il aimait taquiner, en compagnie de ses potes de
la cité des Genêts de Tizi-Ouzou, le sar et la dorade. Là Fellag aimait
taquiner aussi ses amis en exprimant sa fierté d’être originaire de la région
comme le faisait aussi le grand Hacène Lalmas dont le dribble rageur n’a
point d’égal. En fait de là où vous aborder la côte d’Azeffoun, vous êtes
accompagné par un artiste ou un chanteur ou autre auteur. C’est dire que la
région d’ Azeffoun a donné naissance à ces hommes et femmes qui ont marqué de
leur empreinte l’histoire culturelle de l’Algérie mais aussi la révolution avec
Didouche Mourad, Yacef Saâdi et Yacef Omar (petit Omar),
originaires de cette région, alors qu’aujourd’hui ce sont les frères Haddad et
leur groupe ETRHB qui font sa fierté au plan économique et social.
Azeffoun, à travers son histoire, a toujours suscité
l’émerveillement et surtout son énigme quant à l’origine de son nom mais que le
temps et l’âge n’ont point altérée. Azeffoun, pour certains, tient son nom du
berbère « Uzzuf » qui veut dire colline conique isolée. Pour
d’autres, le nom est tiré d’une fleur et d’autres enfin soutiennent qu’Azeffoun
veut dire le point convergent des quatre vents qui soufflent sur la Méditerranée.
Peut importe, Azeffoun reste Azeffoun même si les Romains qui avaient été
devancés par les phéniciens dont la vieille ville ont laissé encore quelques
beaux restes et l’avaient baptisée Razasus dont les vestiges sont encore
présents à travers l’enceinte du vieux village ou encore ce temple dédié à un
de leurs seigneurs, gouverneur de la région. Azeffoun a été très prospère avec
Port Gueydon, nom donné par les Français en hommage à l’amiral Louis Henry de
Gueydon qui fut le premier gouverneur général de l’Algérie sous la IIIème
République. Azeffoun est un haut lieu d’histoire que l’association culturelle
« Razasus » tente de restaurer et surtout d’en préserver les
monuments qui ont marqué cette histoire au même titre que l’autre association
la plus active aussi celle de « Ivahriène » qui s’attelle à mettre au
jour les vestiges datant des périodes, phénicienne et romaine, retrouvés à Aït
Arhouna.
Il reste enfin que la ville de Azeffoun est une ville
où l’on cultive le paradoxe. En effet comment interpréter cette indigence
culturelle au cours de ces nuits d’été où l’animation culturelle est quasi
absente si ce n’est ces soirées DJ animées au niveau de la piscine de l’hôtel
le « Marin ». C’est la réflexion d’un confrère originaire de la région
qui s’est offusqué de cette absence d’animation à Azeffoun qui ne dispose par
de salles de spectacles ou autres sites à même d’accueillir ces soirées et de
dire « comment une ville comme Azeffoun qui a vu naître de grands noms de
la chanson et de la culture algériennes puisse être triste le soir. C’est le
comble de Azeffoun. » En attendant, le jour, Azzefoun attire toujours
autant de monde et reste attrayante à plus d’un titre. Azeffoun on ne s’en
lasse jamais. Au contraire elle est si envoûtante qu’elle vous ensorcèle et
fait de vous un mordu de sa beauté. Elle est surtout ce havre de paix où le
citadin vient étancher sa soif de détente et d’évasion dans ses endroits
féeriques que seule la bêtise humaine pourrait enlaidir.
Par Mohamed Rachid (El Watan édition du 30 juillet 2009)
Mon ami, si tu le permets, j’en suis sûr tu le permettras,
lorsque on a comme toi, une âme aussi sensible à la beauté, et au verbe fleuri,
je continus ta belle fresque.
Bien plus loin, Khioudji ou encore Mohand Arroumi,
tels sont les diminutifs, par lesquels était désigné Ayad Mohand, né lui aussi à
Kanis en 1890.
Son neveu Mustapha Ayad, qui s’est lancé
dans le théâtre, on attendant peut être un jour, voir son vrai talent éclaté, comme,
son défunt père Rouiched.
N’oublions pas Ali Abdoun, Aggraraj, et son « compère »
Mohamed Hilmi, qui nous faisait éclatés de rire, un vrai, au cours de leur
émission intitulée « Les trois farceurs ».
Il est vrai, c’était la bonne vieille chaine kabyle.
Hadj Omar Mekraza, Oumadhène, avec ses chansons
fétiches « Lalla Fatima » et « El rozna esseghira ».
Fadhéla Dziria, de son vrai nom Fadhéla Madani,
ou Hassiba Akli ?, l'une des
figures marquantes Algéroise, et sa complainte « Mal hbibi malou ». (Paroles de Kechkoul et musique de Skandrani)
Abdelkader Meksa, Mira, ce conteur et
chanteur de génie, celui de narrer l’histoire de la Numidie en chansons,
disparu très tôt, ou trop vite.
Mahmoud Aziz, (frère de Abderrahmane Aziz) comédien, musicien et chef d’orchestre dans le groupe « Djawhara ».
Mustapha El Anka
qui grava en 1959 un titre en Kabyle "El Kvayel».
El Hadi El Anka, à la tête d’un orchestre, pour
poursuivre l’œuvre de son illustre père.
Smain
El Anka, avec l’orchestre de la RTA sous la direction de son père, qu’il
accompagnait à la derbouka, dans certaines émissions radiotélévisées.
Liamine Haimoune, Mustapha SMAILI, très peu médiatisé, il demeure l'un des piliers de la chanson châabi sans oublier ses interprétations de certaines chansons kabyles entre autres.
Thechfith a thuzyint
Athawardets
Azmane Inadlen
A yemma thaâzizth.
Kamel Messaoudi, je dirais un rossignol
qui s’est tut très tôt, Boualem CHAKER.
Mohamed Brahimi, dit Himoud, « Le fou d’amour pour la Casbah », dont la mère, est originaire de la commune d’Azzefoun.

Daboudj1896
A suivre
*(Illustration Daboudj1896)

12 juillet 2009
La Casbah qui m’a vue naître !

Sidi Abdellah ....
Le quartier de la corporation de
bouchers, des échoppes sur tout le long des rues de ce quartier boutiques
tenues en majorité par des originaires des régions du Sud, notamment de
Chaambas (ou Chambâa) dont la principale ville était Metlili et du M’zab.
Le pauvre pouvait le soir, avant la
fermeture de ces boutiques s’approvisionner en « viande » lef (les bouts
restants lors du découpage de la viande) ou mezzamez (mélanges de restes
d’abats et de bouts de viande)
Pendant le mois sacré du Ramadhan, on se frayait difficilement un passage, vu l’exiguïté des ruelles et la clientèle.

Une certaine odeur se dégagée des
lieux, c’est la Casbah avec ses odeurs propres, dont nulle part ailleurs ne
pouvez s’en targuer.
Ce quartier et celui de « BOUCHENACHA
» , un suppléant de la police et des gendarmes, gare aux insoumis et autres
petits truands , il s’habillait d’une « blouse marseillaise » faite de grosse
toile, ayant la forme d'une longue chemise ample de couleur foncée, que l’on
porter par dessus les autres vêtements une des tenue propre aux algérois et
chéchia *« nesse rasse » et d’une paire de souliers une sorte de mocassin
appelé « sebat ahrab »,lorsqu’il patrouillé avec les gendarmes mobiles dans les
ruelles de la Casbah, l’alerte donnée c’était la fuite
Pour l’anecdote, il a échappé à plusieurs tentatives
d’assassinat par arme blanche dont il garde la trace sur sa joue gauche et une
entaille en travers de la gorge, et par arme à feu, il se serait exilé en
France.
Une adjacente rue Kleber, qui remonte vers Sidi M'hamed Cherif, un four commercial dont la principale activité était la rôtisserie de pieds et de têtes, de mouton lesquels tête après leurs avoir enlevé la peau était vendu sous l’appellation de « Berek Aïnou », les pieds de moutons valaient deux centimes et « Berek aïnou » six centimes.

Une autre anecdote, l’un des employé
de ce four était un membre de l’insurrection, qui une fois sa mission remplie,
regagnait son poste d'une façon anodine, il s’appelait AZZOUZ, si les souvenirs
du narrateur ne le trahissent pas, mort en martyr à quelques mètres de son lieu
de travail.
En prenant tout
droit, nous sommes dans le fief des « ahmamcha » dénomination donnée aux frères
HAMICHE, et autres durs de l’époque, KELIFA BELKACEM un chanteur châabi de
l’époque, on raconte qu’il avait eu un différent avec eux.
Continuant notre chemin le cinéma « Nedjma »
spécialité film de Mohamed ABDELWAB et de Farid EL ATRACHE sans oublier les fameux
films hindou, qui faisaient pleurer en cachette les plus endurcis « Redla »
oblige.

Le narrateur fait une halte, pour ne pas descendre «
Djemaa LEHOUD », référence à une synagogue qui existait à l’endroit actuel de
Djamâa Farès, rue Ali AMMAR (Ali La Pointe).
Un chahid de la révolution, il ne faut pas oublier que
c’était un quartier juif par excellence, ainsi que la rue de Chartres (qui
fera objet d’un billet prochainement), actuellement Amar EL KAMA,ex rue de
Chartres, un autre chahid de la révolution...A suivre in chah ALLAH !
*"nesse rasse" plus petite
que la chéchia Stamboul
Daboudj1896
09 juillet 2009
La Casbah qui m’a vue naître !

Djamâa Sidi Ben Ali et ouanet Sidi Abdellah
(Suite des précédents billets)
Revenant sur
nos pas, une ruelle faisant partie du quartier SIDI ABDELLAH, un marchand de
casse croûte spécialité foie, l’odeur qui se dégageait de sa boutique vous
donner déjà l’eau à la bouche.
Après Sidi ABDELLAH, et les alentours du cinéma « Nedjma » le narrateur a évité sciemment de parler du quartier « plaie » de l’époque Ain Mezeyka, des Kandriche, Boukhana, el Mahrouk, un parent de Mohamed ZERBOUT, un chanteur chaabi,

Cinéma "Nedjma" escaliers menant vers la rue Marengo
Avec sa
belle « américaine » une Cadillac blanche, il plastronné boulevard de la
victoire et rue marengo, sous bonnes escortes, en compagnie des fois de « petit
blond »avec sa voiture de sport de marque « MG » rouge, décapotable.
« Petit
blond » habitait Bir Djebah une Douéra à coté d’un magasin de ventes et
réparations de postes radio et bien plus tard des téléviseurs, Teleavia
Phillips et autres marques de l’époque dont le propriétaire était un parent à
lui.

« Petit
blond » était à la même classe que le narrateur à l’école « Gambetta ». son
destin a voulut qu’il fasse la rencontre avec, ou bien, le sort de ce jeune fut
scellé, le jour de sa rencontre d’abord, avec le sergent Robert et son
inséparable carabine américaine, ensuite le capitaine Bobet qui devint son
protecteur, petit de taille tenue de combat, sur mesure, quelque peu obèse,
avec son chien berger allemand. « Petit blond » était effectivement blond et de
teint blanc, de la même taille que son capitaine
Le narrateur
le revoit avec ses pantalons taillés sue mesure et ses belles vestes de daim
généralement de couleur marron, cheveux coiffé à la brosse, une coupe à la mode
à l’époque….des fois la destinée nous réserves des surprise, de mauvaises
surprises! Une victime de plus !
A l’orée de
l’indépendance il s’exila en France, après avoir échappé à un attentat.... A suivre
Daboudj1896
08 juillet 2009
La Casbah qui m’a vue naître !

Fontaine de Bir Djebah aujourd'hui !
(Suite des précédents billets)
BIR DJEBAH….
« Petit
blond » habitait une Douéra, à coté d’un atelier et vente de réparation de
poste et plus tard de téléviseur, dont le propriétaire était un parent à lui.

Ateliers ventes de matériels électroniques ABDERAHMANI plus bas la Douéra de "Petit blond" (En médaillon)
C’est le
quartier de Mustapha BADIE (BERKOUK Arezki) lequel aujourd’hui, son nom est lié
à un feuilleton télévisé qui a connu et connait à ce jour un très grand succès
« EL HARIK » l’incendie.

Originaire
d’Azzefoun, le nom de Mustapha BADIE, d’après des sources sures, c’est le nom
d’empreint pris sur conseil du poète Moufdi ZAKARIA en 1944.

Le poète de la révolution Moufdi Zakaria
Ses films
(les principaux) « La Mère » en 1963, « La nuit à peur du soleil » en 1965, «
Le sorcier » en 1969, « L’Evasion de Hassen Etterro » 1974 « L’incendie » en
1977 et « Kenza » en 1987.
Son frère
Ahmed un personnage admirable, d’une franchise déroutante que le narrateur à
connu plus tard qu’il prit en sympathie.
Il fait ses
débuts dans la troupe municipale du théâtre arabe de l’Opéra d’Alger, créée par
Mahieddine Bachtarzi et Mustapha Kateb, avant d’acquérir une formation à
l’ancienne RTF.
A l’indépendance, en 1963 il tourne « Nos Mères » un long-métrage inspirée de «
Les enfants de la Casbah », la pièce d’Abdelhalim Raïs. Avec « La Nuit à peur
du soleil » ensuite, Une fresque de plus de trois heures pour le cinéma, en
quatre tableaux « La Terre avait soif », « Les Chemins de la prison », «
Histoire de Saliha » et « Histoire de Fatma ».
Puis « L’Évasion de Hassan Terro », avec Rouiched, mais c’est surtout le succès
du feuilleton El Hariq (L’Incendie), adapté de la trilogie de Mohamed Dib pour
le petit écran, qui lui vaut un exceptionnel succès populaire, dont la musique
du générique que l’on entendait de loin.
Dans les rues des quartiers de la casbah, se désemplissaient dés les premières notes, et bien sur l’interprétation magistrale de « La Ainï » (Chaffia BOUDRAA) dont le narrateur à connut sa fille, standardiste au sein d’une société d’assurance, une fille admirable de gentillesse.

Uns scène du téléfilm "El Harik" (Madame Chaffia BOUDRAA à droite)
Ensuite, «
Chant du souvenir », « Kenza », il est parti un vendredi 29 juin 2001,
des suites d’une longue maladie.
Il demeure
pour toujours au cimetière de Ben-Aknoun.
Plus haut la
famille BEDERINA des algérois de veille souche, les ateliers de menuiserie,
l’un spécialisé dans les meubles traditionnels tels les coffres à linges de nos
aïeux et autres meïda et tabourets.
Le deuxième
menuisier effectuait les travaux sur commandes meubles en tous genres, un
troisième à coté d’un bijoutier, pour arriver au Djemâa Sidi M’hamed
Cherif, avec sa belle fontaine, qui se trouve à l’extérieur.

Djamâa Sidi M'hamed Cherif et sa fontaine
C’est le
quartier aussi de Boudjemâa El Ankis, (BOUDJEMA M’hand Arezki) impasse du Palmier,
au sein d'une famille pauvre et nombreuse. Boudjemâa El Ankiss, est originaire
du village Ait Arhouna, commune d’Azzefoun.

En médaillon Boudjema El Ankis
Son père
était coursier et magasinier chez le parfumeur Lorenzy.
Le jeune
Mohamed, inscrit à l'école Brahim Fatah, obtient son certificat d'études
primaires en 1939 à l'âge de onze ans.
Vu sa
situation famille, il arrêta se études et commence à travailler chez son oncle
Hassaîne Boudjemaâ, propriétaire d'une crémerie, dans le même quartier, avant
de rejoindre Sid Ahmed SERRI, un maitre de l’andalou, et un parfait muezzin que
l’on écoutait à l’heure des prières avec plaisir, au greffe de la cour d'Alger.
Son endroit
de prédilection état le salon de coiffure de Hadj Rezki BADAOUI, circonciseur
très connu sur la place d‘Alger, très souvent avec Mohamed « Tailleur » (KABOUR
Mohamed), le gentleman du banjo, un personnage exemplaire affable discret une
présence, un joueur de banjo inégalable,

Le gentleman du banjo
Le
narrateur, se souvient du Cheïkh Boudjemâa dans son « Opel » de couleur verte,
« Le Val Fleuris » une ancienne salle de bal que fréquentait les européens,
Rezki « Canari » (Rezki LULLI)....A suivre

Fontaine de Bir Djebah mais c'était hier !
Daboudj1896
La Casbah qui m’a vue naître !

Vers la rue Ximenes au fond sabat elkesir (rue Héliopolis)
(Suite des précédents billets)
Retournons à la rue Héliopolis, devenue Smail AMROUNI,
un chahid de la révolution, attenante à cette rue, la rue Ximenes ou demeurait
Si Said Larbi (BIROU Said de profession défendeur de justice) bras droit du
Cheikh NADOR, qui fut protecteur de Hadj M'hamed EL ANKA, à ses débuts.

Rue Ximenes en medaillon Si Said Larbi
Une épicerie tenue par Hamid demeurant dans ce
quartier, ou venait souvent passé des journées entières Mohamed BOUZIDI, à coté
Sid Ahmed BABA ALI écrivain public, chose rare à l’époque vu
l’analphabétisme,Abdelhamid CHIBANE,qui à tâté au cinéma,on le voit sur la
photo dans une scène d'un téléfilm "A la recherche d'un sombrero sertit de
diamants"

Abdelhamid (à droite) dans une scène d'un téléfilm "A la recherche d'un sombrero sertit de diamants"
Plus bas après le sabbat, de la rue des Janissaires, le
laitier « Erousse » surnom que lui ont attribué les vieux de l’époque vu sa
sévérité, bleu Shanghai chéchia « ness rass ».

Épicerie Tchatchi (en médaillon) et boutique de beignets Bakhti
Encore plus bas, après la rue des Janissaires, c’est
le quartier de Bir Djebah, Bakh’ti marchand de « beignet kabyle » un originaire
de Beni Ouartilane, chez qui il fallait attendre son tour pour être servit, vu
ses beignets très appréciées des gourmets du quartier et des environs.
A coté, « Tchatchi » une épicerie de renom ou rien ne
manquait, Hamid le pâtissier, puis le marchand des s’oublie, Âami Ahmed.

On descend le café de Sidi Amar, rue de Thèbes, lieu
de rencontre de certains artistes et des « Ahmamra », personnage qui avec leur
Zandjak (oriflamme ou étendard) empruntant les quartiers de la casbah avec leur
bœuf en implorant par leurs danses et leurs incantations, les saints lors des
saisons de sécheresses, ou de la célébration des anniversaires des saints eux
même.

Salon de coiffure Âami Rezki en face Kahwat Sidi Amar et boulangerie Hadj Arezki (Kouchet el khandek)
A coté la boulangerie « Kouchet El Ghandek », qui est
devenu une cache pour les résistants durant la guerre de libération, pour
l’anecdote le film « Hassen ETTERO » joué par Rouiched (Ahmed AYAD) s’est
inspiré de ce fait réel, Ahmed dans le film est bien le fils de H’ami Rezki le
boulanger.
En face le gros avec ses bretelles H’ami Rezki le
coiffeur, avec son fameux coq, gardien des lieux en son absence, gare a ceux
qui tentent de pénétrer dans la boutique, vous aurez à faire a son bec et ses
ongles.
Plus bas *Sidi
Bougdour, pour les mariages et circoncissions une seule adresse pour la
location de chaises de bâches, marmites et autres ustensiles de cuisine, propre
aux fêtes, se rendre chez BOUDHENE….A suivre

*SIDI BOUGDOUR, non loin de Sidi Mohammed Ech-Chérif,
un autre saint personnage fut inhumé, au XVIè siècle, qui était surnommé Sidi
bou Ghedour (l'homme aux marmites).
Pendant le siège d'Alger par Charles Quint, dit une
légende, cet homme descendit sur le quai de la darse où il brisa une certaine
quantité de pots de terre récemment débarqués.
Les habitants, d'abord surpris de sa conduite,
constatèrent bientôt avec admiration, paraît-il, qu'à chaque vase mis en pièce,
une galère impériale se fracassait à la côte, la foule le considéra
sur-le-champ comme un saint et lui donna le surnom de Bou Ghedour.
Le mérite d'avoir provoqué la tempête devenue si
funeste à la flotte de Charles-Quint, fut aussi attribué à Ouali Dadda, à Sidi Bethka dont s'élevait
le marabout près de la porte d'Azoun.(BabAzzoun)
Daboudj1896
La Casbah qui m’a vue naître !

(Suite des précédents billets)
Le narrateur….
….Le narrateur
se rappel de « petit fara », un juif qui vendait des jouets, confectionnés de
ses propres mains avec dextérité incroyable, qu’il proposait de Douéra en Douéra,
qui faisaient la joie des gosses et à portée des bourses.
Il vendait même
à crédit, costume croisé noir à rayure blanche, à la mode à l’époque, chapeau
noir, petit de taille vivace.
Le surnom de «
petit fara » lui était attribué du fait qu’à chaque fois qu’il rencontré un
gamin il l’apostrophé sous cette appellation, dans un arabe avec un accent
propre aux juifs.
Il y’avait
Ramdane, qui demeurait dans la Douéra de la famille CHERGUI, et qui
habita plus tard avec son frère Said, « Ezghara », Notre Dame D’Afrique.
Ramdane travaillé
dans une usine de bonbon, les gosses du quartier attendaient les fins de
semaines avec impatientes.
Le pourquoi de
cette impatiente, était le fait que son employeur offrait à ses employés, étant
payés par semaine, des bonbons de toutes sortes.
C’était un
éducateur né, une fois il nous demanda de ramené chacun un chat, avec moult
bonbons en prime, lesquels chats furent introduit dans des petites voilières
(grande cage à oiseaux) déniché par ci par la.
Ces voilières
faisaient office de cage et les matous devenaient des fauves, des lions ou des
tigres, qu’il fallait dresser, les pauvres chats ne comprenaient rien à leurs
nouvelles situations c’était pour les gosses un petit cirque « AMAR » ou
BOUGLIONE »
Plus bas Hadj
Mahfoud, à l’allure aristocrate qui vendait des ustensiles de cuisines
traditionnels algéroises, encore plus bas la grande épicerie BOURSAS, en allant
vers « Sabat El Kettout » ….A suivre
Daboudj1896
La Casbah qui m’a vue naître !

(Suite des précédents billets)
Prés de Hamoud le marchand de légumes et fruits, se
trouvait un gargotier dont la spécialité était les fritures de sardines.
A coté un bar tenu par Charlie, fréquenté bien sur,
par les gardes mobiles et policiers du commissariat mitoyen.
A coté le marchand de beignet tunisien, puis le salon
de coiffure, le café de « Bouteguedjirte », surnom donné à cause de
son invalidité, au propriétaire des lieux, un ancien soldat sous le drapeau français,
ayant perdu une jambe, un des membres de la famille LOULLI, dont un autre était un gardien
de la paix (dénomination donnée à l’époque par l’occupation, à la catégorie
urbaine).
Pour la mémoire, toujours, Rezki LOULLI, un adorateur
de Boudjemâa El Ankis (BOUDJEMA M’hand Arezki), qui excellait au banjo qui
suivant pas à pas ce Cheikh, et qui réussit à l’accompagner occasionnellement,
lors des fêtes familiales, son fils « Titino », un garçon adorable,
plein de sollicitude à l’égard des personnes âgés du quartier.

On voit sur cette photo Rezki "Canari" LOULLI,dernière l'acteur interprétant le rôle de Ali La Pointe
Plus bas, le café et la boulangerie de Omar BOUCASSE,
parent au narrateur par alliance porté disparu, suite à son arrestation par le
commissaire BENHAMOU, (commissaire juif du 2eme arrondissement) Hadj M'Hamed El
ANKA (AIT OUARAB Mohamed Idir) était un de ses locataires.
Un deuxième salon de coiffure des DIAH, l’épicerie du
sympathique « Bouhroura », toujours bien achalandé de par la
disponibilité des produits, notamment de première nécessité, et leurs prix accessibles,
surtout pour les petites bourses.
Un hôtel fréquentait par Moh Seghir Laama (AOUALI
Mohamed), plus bas Djemâa "Sidi Ramdane" dont l'imam était Cheikh EL
OUARTILANI.

Sidi Ramdane
Le salon de coiffure tenu par Hadj Rezki BADAOUI
circonciseur très connu, (parent par alliance du narrateur) pour ne pas dire le
seul sur la place d'Alger.

Salon de coiffure en médaillon Hadj Rezki BADAOUI à coté de lui assis Hadj Menouer
Lieux de rencontre de certains artistes, dont Hadj
Boudjema EL ANKIS (Boudjema M'hand Arezki), et plus tard son élève Amar EZZAHI
(Amar AIT ZAI), Hadj Omar MEKRAZA, pour l'anecdote, sa mère étant malade
pendant son sevrage, il le fut par la mère du narrateur.
Retour sur le boulevard, vers le bas, après le marchand
de beignet des escaliers qui descendent, "Ammi Mustapha " le
dinandier avec son inséparable chéchia Stamboul, à coté le torréfacteur LOUCHEL,
dont un de ses fils mort en martyr….À suivre
*Fodil El Ouartilani (1900-1959), était un grand penseur
musulman, membre de l'Association des oulémas musulmans algériens,
militant anti - colonialiste, il a aussi
lutté pour l'indépendance de l'Algérie. Il est né le 6 février 1900 dans le
village d’Anou de la commune de Beni Ouartilane (dans l’actuelle wilaya de Sétif)
en petite Kabylie, et est décédé le 12 mars 1959 en Turquie. En 1987, pour le
vingt-huitième anniversaire de sa mort, sa dépouille a été transférée dans sa
ville natale.
*Djamâa
Sidi-Ramdame fut édifié avant l'arrivée des Turcs, dans le voisinage de la
primitive Casbah berbère, située au haut de l'escalier de Verdun, construction
dont fut fait le bastion XI, et qu'en 1930, fit classer le Comité du Vieil
Alger.
Ce temple,
dénommé : mosquée de la vieille Casbah (Djama Kasbah el-Kedima) est un échantillon
des cadres de dévotion pauvres et sévères ou pria la première population
d'El-Djezaïr.
Comme les temples berbères, comme Djama-Kebir, Sidi-Ramdam est recouverte de
toits à tuiles.
Dans l'intérieur
s'érigent dix-huit colonnes disposées sur deux rangs. Ces colonnes sont
d'époques bien postérieures à celle de la fondation de l'édifice.
Sur
la façade, devant un cabinet au côté duquel coule une fontaine, repose le saint
homme Sidi Ramdane.
Cette mosquée possédait cinquante immeubles assurant son entretien avec leurs
revenus.
Daboudj1896
03 juillet 2009
La Casbah qui m'a vue naître !

(Suite du précédent
billet)
Le narrateur….
Il a vu le jour chez, les circonstances on voulut
ainsi, chez son oncle FOUILA Ahmed, joueur et dirigeant du Mouloudia d'Alger, à
la Medersa de "Sidi Abderrahmane", ou il demeurait de par ses
fonction, économe de cette médersa.

Il passa sa jeunesse à Bâb Ejdid, dans la Douera
paternel, son père mandataire en poisson en association avec EL Hadj Mokrane
ISTITENE, qui bien pus tard avait géré un laps de temps le café « Malakoff »
(Près du Palais BRUCE), lieu de rencontre de musiciens célèbres de l'époque,
lequel café a était repris par El Hadj M'Hamed El ANKA (AIT OUARAB Mohamed
Idir).

Hadj Mokrane ISTITENE en compagnie de Hadj M'hamed El Anka
Bab Ejdid ou Boulevard de la victoire, des baraques
sur tout le long de ce boulevard, à l'époque des ballots de vêtements de toutes
sortes et en tous genres provenant des stocks américains, lesquels faisaient la
joie des déshérités et même des plus nantis.

Le café Rezki OUBABASSE, son fils Nouredine avec ses
belles voitures Chambord, Vedette, Elysée, Abeille Frégate et autres marques de
luxe de l’époque, et son inséparable Mokrane
le fils de Da Boudj surnommé "EL GAID», Said
"Bibichat" et les autres du quartier Amar "El Guelmi",
Hamid "Berboucha", qui reviennent en mémoire
Le fils de Daboudj (lunette) avec Mahmoud taxieur
A coté du café le salon de coiffure de Sid Ali, mort
sur le champ de bataille en martyr, en bas l’atelier de réparation de machine à
coudre du « Bossu », le brocanteur Si Ahmed, la laiterie de la
famille CHIBANE, tenue par Hamid, un de la famille.
Descendons encore, Antar avec ses jeux tarabiscoté qui
faisait la joie de notre adolescence, lequel les gosses pour le taquiner de part
son obésité en chantant "Antar
yemchi oua étertére" et plus bas le
café de Ali surnommé "Le Renard», un autre martyr de la révolution et enfin
le marchand de beignet d'origine tunisienne.
Nous avons faillit oublier « Lehbib » et ses
guenibris, il excellait dans la fabrication de cet instrument de musique
ancestral, fait aves des carapaces de tortues.
En revenons sur nos pas, plus haut, le café de
"BOUTICHERT", Abdelkader le gargotier spécialité "Loubia",
le café BOUZOURENE, lieu de rencontre des gendarmes français.
Puis Hamoud le marché de légumes et fruits, et autres tabac à prisé, cigarette, en face le dépôt de pain tenu par Âami Ahmed en blouse marseillaise et chéchia nessrass ....A suivre
Dabooudj1896
01 juillet 2009
La Casbah qui m'a vue naître !

Le narrateur ….
….A passé sa
jeunesse dans ce quartier, après que ses parents décidèrent de déménager d’une
villa qu’ils possédaient, prés de la caserne d’Orléans actuellement Ali KHODJA,
puis ils ont achetés une Douéra Sidi Bougdour, pour enfin élire domicile à la
rue Smail AMROUNI, une autre Douéra qu’ils acquirent.
A l’entrée de ce quartier ce trouvait
une plaque ou on pouvait lire ces mots gravés par les américains lors du
débarquement des alliés en Algérie« casbah out of bound », qui voulait dire «Limite
de la Casbah »
Un anneau se trouvait scellé en bas
de cette plaque, qui servait à accroché le fil de fer barbelé chaque soir, lors
du couvre feu, imposé aux habitants, avec des lieux de passage bien précis.
Ces américains, « qui ont laissés
leur banjos » à la Casbah mais avec leurs drogues dures, qui ont faits des
ravages parmi une certaine frange des habitants, et en sus de la pauvreté qui
sévissait en ce temps.
Dans ce quartier ce trouvait un hôtel appartenant à Arezki OUBABASS, un député de Tizi Ouzou, demeurant la casbah, propriétaire aussi d’un café donnant sur le boulevard de la victoire.

Bab Ejdid la brocante en face le magasin de vente de matériels électroniques à coté d'une bijouterie
Cet hôtel fut habité un certain temps par « Bud Abbot » et une partie de sa
bande, jusqu’au jour ou il fut victime d’un attentat commis par le groupe des
moudjahidines de la Casbah, « Ali LA POINTE » (Ali AMMAR) faisait partie de ce
groupe ce jour.
Ce même hôtel, fut habité par les deux frères Hilmi Saïd et Brahim,
animateurs avec LLa Tassadit (Madame
Lafarge) une émission enfantine à la chaine kabyle.
En face un réparateur de machine à coudre, la marque de l’époque était
Singer, un luxe en ce temps là, plus bas, bien plus tard, après avoir récupéré
sa Douera, Âammi Djelloul, SEMMAR, une des pièces du rez- de- chaussée fut
transformer en commerce, une épicerie.
Plus bas, une échoppe prise en location par Âammi sultan un éboueur d’antan
avec ses ânes, qui une fois sa journée terminée vendait des morceaux de sacs de
jute qui servaient aux conditionnements des pommes de terre, qu’il ramenait des
commerçant de légumes, morceaux de jute qui devenaient pour les ménagères,
après les avoir laissé un certain temps dans de la chaux, devenait des «
nechaff » (serpillère)
Cette échoppe, avait servit auparavant, cela avant les évènements de la
casbah bien sur, au mouvement de salut public dirigé par madame MASSU (la femme
du général). Ci-après les causes
de la création de ce mouvement.
« Le 13 mai 1958 à Alger, les
manifestations organisées pour saluer la mémoire de trois soldats français
exécutés par le FLN et pour s’opposer à la formation à Paris d’un gouvernement
présidé par Pierre Pflimlin tournent à l’émeute. L’armée fraternise avec les
manifestants. Un Comité est constitué sous la direction du général Massu qui
adresse au président de la République, René Coty, un télégramme exigeant la
création à Paris d’un gouvernement de salut public. »

A coté de la
maison du narrateur, une petite Douéra appartenant à ses parents, louée par une
vieille et son fils Brahim cette vieille acariâtre, de part ce caractère, les
gosses du quartier l’ont surnommée « madame cartouche », Brahim son fils était
employé chez un juif au marché de Chartres, qui possédait un étal de tissus (à
l’époque la majorité des étals appartenaient aux juifs)….A suivre
Daboudj1896
Daboudj1896
