01 juillet 2009
La Casbah qui m'a vue naître !

Le narrateur ….
….A passé sa
jeunesse dans ce quartier, après que ses parents décidèrent de déménager d’une
villa qu’ils possédaient, prés de la caserne d’Orléans actuellement Ali KHODJA,
puis ils ont achetés une Douéra Sidi Bougdour, pour enfin élire domicile à la
rue Smail AMROUNI, une autre Douéra qu’ils acquirent.
A l’entrée de ce quartier ce trouvait
une plaque ou on pouvait lire ces mots gravés par les américains lors du
débarquement des alliés en Algérie« casbah out of bound », qui voulait dire «Limite
de la Casbah »
Un anneau se trouvait scellé en bas
de cette plaque, qui servait à accroché le fil de fer barbelé chaque soir, lors
du couvre feu, imposé aux habitants, avec des lieux de passage bien précis.
Ces américains, « qui ont laissés
leur banjos » à la Casbah mais avec leurs drogues dures, qui ont faits des
ravages parmi une certaine frange des habitants, et en sus de la pauvreté qui
sévissait en ce temps.
Dans ce quartier ce trouvait un hôtel appartenant à Arezki OUBABASS, un député de Tizi Ouzou, demeurant la casbah, propriétaire aussi d’un café donnant sur le boulevard de la victoire.

Bab Ejdid la brocante en face le magasin de vente de matériels électroniques à coté d'une bijouterie
Cet hôtel fut habité un certain temps par « Bud Abbot » et une partie de sa
bande, jusqu’au jour ou il fut victime d’un attentat commis par le groupe des
moudjahidines de la Casbah, « Ali LA POINTE » (Ali AMMAR) faisait partie de ce
groupe ce jour.
Ce même hôtel, fut habité par les deux frères Hilmi Saïd et Brahim,
animateurs avec LLa Tassadit (Madame
Lafarge) une émission enfantine à la chaine kabyle.
En face un réparateur de machine à coudre, la marque de l’époque était
Singer, un luxe en ce temps là, plus bas, bien plus tard, après avoir récupéré
sa Douera, Âammi Djelloul, SEMMAR, une des pièces du rez- de- chaussée fut
transformer en commerce, une épicerie.
Plus bas, une échoppe prise en location par Âammi sultan un éboueur d’antan
avec ses ânes, qui une fois sa journée terminée vendait des morceaux de sacs de
jute qui servaient aux conditionnements des pommes de terre, qu’il ramenait des
commerçant de légumes, morceaux de jute qui devenaient pour les ménagères,
après les avoir laissé un certain temps dans de la chaux, devenait des «
nechaff » (serpillère)
Cette échoppe, avait servit auparavant, cela avant les évènements de la
casbah bien sur, au mouvement de salut public dirigé par madame MASSU (la femme
du général). Ci-après les causes
de la création de ce mouvement.
« Le 13 mai 1958 à Alger, les
manifestations organisées pour saluer la mémoire de trois soldats français
exécutés par le FLN et pour s’opposer à la formation à Paris d’un gouvernement
présidé par Pierre Pflimlin tournent à l’émeute. L’armée fraternise avec les
manifestants. Un Comité est constitué sous la direction du général Massu qui
adresse au président de la République, René Coty, un télégramme exigeant la
création à Paris d’un gouvernement de salut public. »

A coté de la
maison du narrateur, une petite Douéra appartenant à ses parents, louée par une
vieille et son fils Brahim cette vieille acariâtre, de part ce caractère, les
gosses du quartier l’ont surnommée « madame cartouche », Brahim son fils était
employé chez un juif au marché de Chartres, qui possédait un étal de tissus (à
l’époque la majorité des étals appartenaient aux juifs)….A suivre
Daboudj1896
Daboudj1896
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