31 mai 2009
Cheikh El Mokrani Qalâa Ath Abbès....Cheikh El Haddad

Cheikh El Haddad à la Mecque
(Quatrième partie)
L’évasion et le séjour à la Mecque.
Ce furent des déportés
algériens dont Cheikh M’hamed Aḥeddad
qui réunirent l’argent nécessaire à l’évasion de Cheikh Aziz, la somme de 200 francs.
Celui-ci quitta la
Nouvelle Calédonie en avril 1881 et prit la direction de l’Australie, l’itinéraire
qu’il emprunta fut le suivant : Nouméa, Sydney, Suez, La Mecque.
Dés qu’elle fut connue,
cette évasion suscita l’inquiétude des autorités coloniales en Algérie, une
dépêche du Gouverneur Général de l’Algérie affirme que « sa présence (Cheikh
Aziz) en Algérie serait ou un danger ou tout au moins un grand embarras, car
son retour en ce moment serait un véritable défi jeté à l’opinion
française. »
Les circonstances de cette
évasion sont connues avec précision car de Sidney, Cheikh Aziz expédia trois
lettres à sa famille, elles seront saisies par les autorités françaises, 1994.
Une d’entre ces lettres
retient particulièrement l’attention car il s’agit d’une lettre-programme, Cheikh
Aziz y écrit :
« Le 10 juin 1881, je
prendrai mon passage sur un bateau à vapeur qui me conduira de Sidney à Suez.
Je compte revenir de là à la Mecque où je retrouverai après la saison du
pèlerinage…. »Puis il poursuit « Je rentrerai ensuite en Algérie si
le Gouverneur Général m’y autorise, je lui ai adressé une lettre à cet effet.
Quant à vous, dés que vous aurez reçu la présente, il faudra vous rendre avec
le Cheikh de la tribu auprès de l’Administrateur d’Akbou qui vous aidera auprès
du Gouverneur … »Plus loin « Si vous recevez une réponse favorable
m’accordant ma grâce, soyez alors en paix car sitôt après le pèlerinage, je
vous écrirai soit d’Alexandrie soit de Tunis. Vous m’enverrez alors la lettre
du Gouverneur Général, je me rendrai auprès de lui à Alger et de là, chez vous.
Si au contraire, la réponse est défavorable, je verrai à me choisir une résidence
et vous viendrez m’y rejoindre ».
Le but de cette évasion
était donc bien pour Cheikh Aziz le retour en Kabylie ; cependant, face au
refus des autorités françaises, le séjour à la Mecque, conçu comme une étape
dans ce périple, durera près de quinze ans (de 1881 à 1895).
A Suez où il débarqua en
octobre 1881, les autorités françaises, inquiètes, le firent suivre par des
espions, son signalement est donné comme suit : « Si Azziz ben Cheikh
El Haddad est de haute taille, maigre et brun ; il a de fort grand yeux,
la barbe noire et la voix forte. Il s’habille généralement de blanc comme ses
compatriotes et a pour habitude de se cacher la moitié du visage avec un pan de
son haïk. »
Avant de s’établir à la
Mecque, Aziz séjourna du 11 janvier 1882 jusqu’à une date que les documents n’indiquent
pas à Djeddah, dans cette ville, il entre en relation avec le vice-consul de France.
Celui-ci constatant le dénuement dans lequel
se trouve Aziz et conscient de son influence « malgré son
éloignement », craint de le voir basculer « au milieu de cette
population fanatique » sic, c’est la raison pour laquelle il
intercède auprès du Ministre des Affaires étrangères en vu d’obtenir son
rapatriement en Algérie. (Lettre du 18 avril 18822 adressée par le vice-consul
de Djeddah au Ministre des Affaires étrangères).
La présence de Cheikh Aziz
était perçue comme gênante à Djeddah mais le Gouverneur Général de l’Algérie
s’oppose à son rapatriement. Il s’établit donc à la Mecque. Sur ce séjour à la
Mecque, la documentation consultée livre très peu d’informations ; on sait
seulement qu’Aziz y épousa une Ethiopienne, Al Habašiyya, dont il eut deux enfants,
un garçon et une fille. Il demeure à la Mecque jusqu’en 1895,
Les rares déportés qui auront survécu à ces vingt ans de bagne embarqueront pour l’Algérie le 22 août 1895, sans recouvrer pour autant la liberté, car dés leur arrivée en Algérie, ils seront assignés à résidence....A suivre
(Source Wikipédia)
Daboudj1896
Cheikh El Mokrani Qalâa Ath Abbès....Cheikh El Haddad

(Troisième partie) La déportation
L’arrêt rendu public le 19 avril 1873 par la cour d’assises de Constantine « condamnait Cheikh Aziz à la déportation, Cheikh M’hamed à cinq ans de réclusion et Cheikh ElHaddad à cinq ans de détention ,Cheikh Aziz avait d’abord été condamné à mort mais étant membre de la légion d’honneur, il lui sera fait application de l’article 43 du décret du 16 mars 1852 et sa peine sera commuée en déportation .
Il embarquera pour la Nouvelle-Calédonie le 31 août 1874, la traversée durait cinq mois et les déportés étaient enfermés dans des cages en fer, l’analyse de rapports médicaux, souligne que de nombreux détenus mouraient, au cours de cette traversée, de phtisie, du scorbut ou se laissaient mourir d’inanition, ne réclamant aucun soin médical.
A l’île des Pins où ils sont détenus, Cheikh Aziz et les insurgés kabyles côtoient d’autres insurgés, *les Communards, auxquels une étroite solidarité les unit.
D’autres formes de solidarité seront perceptibles pendant cette déportation comme celle qui se manifeste entre les colonisés : lors d’une révolte *canaque qui éclata en 1878, Cheikh Aziz Aḥeddad, contrairement à Boumezrag At Meqqran, prit le parti des insurgés, refusant tout concours aux autorités françaises.
Une loi d’amnistie générale fut promulguée à Paris le 11 juillet 1880 ; cependant, face aux revendications des détenus algériens, elle fut suivie le 21 avril 1881 d’une circulaire ministérielle destinée à en restreindre la portée : cette amnistie ne s’applique qu’aux « seuls faits insurrectionnels survenus sur le territoire métropolitain, autrement dit, seuls les Communards étaient amnistiés.
Les déportés kabyles furent graciés avec obligation de résidence, c’est-à-dire avec interdiction de retourner en Algérie, Cheikh Aziz Aḥeddad décida alors de s’évader....A suivre

Entrée du camp
*Le
mouvement communard est né suite à un soulèvement des Parisiens le 18 mars 1871.
L’élection d’un Conseil général de la commune de Paris est organisée
(290 000 votants sur 485 000 inscrits); il se compose de 90 membres
dont 23 modérés qui démissionnent rapidement. Ce conseil s’illustre comme un
contre-gouvernement autonome où dix commissions remplacent les ministères.
Celui-ci est dominé par l’extrême gauche où plusieurs groupes sont
représentés : jacobins centralisateurs, blanquistes, marxistes
internationalistes, indépendants et anarchistes.
Les
communards veulent une république fédéraliste, démocratique et sociale avec une
autonomie absolue des communes de France, une séparation de l’Église et de
l’État. Cependant, si le mouvement communard perdure à Paris, des grandes
villes de France comme Marseille, Lyon, Toulouse, Narbonne voient le mouvement
s’essouffler et devenir bref. Il faut dire que, de Versailles, la propagande d’Adolphe
Thiers provoque dans les campagnes des révoltes contre le mouvement.
À
Paris, les communards sont environs 200 000 dont 30 000
opérationnels. Lors de la bataille finale de la semaine sanglante, le 28 mai
1871, des centaines de communards sont tués. Sur 36 000 communards
arrêtés, 4 500 seront emprisonnés, 7 500 seront déportés
(principalement en Nouvelle-Calédonie) et 10 000 condamnations ont été
prononcées : 93 ont eu la peine capitale dont 23 exécutions.
En
1871, le camp de Satory dans les Yvelines fut le lieu d'exécution de nombreux
communards qui y furent fusillés.
L’amnistie des communards est proclamée en 1880 et permet aux communards déportés de revenir en France, la défaite des communards a touché le monde ouvrier.

Affiche communard
*Ataï est le « grand chef » kanake de Komalé. En 1878 il mène l'insurrection kanake contre les colonisateurs français, après des victoires importantes qui inquiètent l'administration coloniale, il est tué par un Kanak.

En 1878, il déclare au gouverneur français
Olry à Teremba, en déversant d'abord un sac de terre:
« Voilà ce que nous avions », et
ensuite déversant un sac de pierres: « Voici ce que tu nous
laisses ». Au gouverneur qui lui conseille de construire des barrières
pour protéger ses cultures des dégâts commis par le bétail des colons, il
répond:
« Lorsque les taros [des légumes] iront
manger les bœufs, je construirai des barrières. » Ses efforts pour
s'entendre avec les Blancs ayant été vains, Ataï choisit la lutte armée.
Le pouvoir colonial réussit à s'assurer le
soutien d'autres tribus canaques, en particulier les Baxéa de Canala, contre
Ataï et ses partisans.
Sans ces auxiliaires, il ne pouvait
poursuivre un ennemi qui se fondait dans la nature, l’insurrection met à feu et
à sang le centre-ouest de la Grande Terre.
Ataï se battra jusqu'à la mort, il est tué au
combat le 1er septembre 1878 à Fonimoulou par un traître canaque, le
Canala Segou, de la colonne Le Golleur-Gallet formée de Canaques, de
francs-tireurs (des déportés politiques), de Mercury (déportés de droit-commun
dirigés par Mercury, un surveillant du bagne).
Une seconde version de sa mort, Ataï, fut tué le 30 septembre 1878 et décapité, et c'est dans cette tête
volée, envoyée à Paris, exposée au musée de l'Homme, que résidait la conscience
d'un peuple.
Un siècle plus tard, son exemple engendra d'autres révoltes.
*Kanake,(ou Kanak) le terme viendrait
à l'origine du mot hawaïen « kanaka » signifiant « homme »,
il peut aussi être un dérivé du nom « Téin Kanaké » qui signifie le
premier (Tein) homme (kanaké), ce nom est issu des contes et légendes kanak sur
l'arrivée des premiers hommes en Nouvelle-Calédonie.
Il se généralisa par la suite, à l'initiative
des navigateurs et marchands européens, sous la graphie « canaque » à
l'ensemble du Pacifique, pour désigner plus particulièrement les populations
autochtones de ce qu'on appelle traditionnellement la Mélanésie, bien que
certains récits du XIXe siècle l'utilisent également à propos des
Marquisiens ou des Pascuans.
Toujours est-il que le terme prit peu à peu
un sens plus ou moins péjoratif pour ne désigner que les populations
autochtones de Nouvelle-Calédonie.
À partir des années 1970, les autochtones se le réapproprièrent en le « re-océanisant » sous la graphie « kanak ». Le terme est aujourd'hui empreint d'une forte charge identitaire et est devenu l'un des symboles des revendications culturelles et politiques des néo-calédoniens autochtones.
(Source Wikipédia)
Daboudj1896
30 mai 2009
Cheikh El Mokrani Qalâa Ath Abbès....Cheikh El Haddad
Le Palais de justice en médaillon Cheikh El Haddad
(Deuxième partie) Le Procès
Le procès de Cheikh Aḥeddad et de ses deux fils eut lieu à Constantine en même temps que celui de tous les chefs insurgés, du 10 mars au 21 avril 1873.
Cheikh Aziz y fut défendu par Maître Seror, un avocat de Constantine, plusieurs chefs d’accusation furent retenus contre lui par la cour d’assises ; il fut accusé « d’avoir écrit des milliers de lettres au nom de son frère à l’attaque d’Imoula, d’avoir prélevé des impôts (sans doute un impôt de guerre).
Il fut aussi accusé d’incitation à des actes d’incendie, de désordre et de destruction, Cheikh Aziz reconnut pleinement sa participation à l’insurrection ; la déclaration qu’il fit devant la cour d’assises est très explicite, elle permet aussi de situer le rôle du facteur religieux dans cette insurrection :
« Lorsqu’on est en insurrection, le djihad est un moyen d’action et je m’en suis servi, du moment que j’étais insurgé, je devais mettre en œuvre tous les moyens utiles à ma cause ; le djihad comme les titres que j’ai pris ou qu’on m’a donnés d’émir des musulmans, de défenseur de la religion, n’étaient que des procédés d’exécution imposés par les circonstances ».
En prévision de ce procès, Aziz avait aussi rédigé un mémoire d’une centaine de pages, dans ce document qui mériterait à lui seul toute une analyse, il expose son point de vue sur les raisons de l’insurrection, donne des indications sur les origines de la famille Aḥeddad et sur celles de Ben Ali Chérif, son rival et même son point de vue sur l’origine des habitants (autochtones) de l’Algérie.
L’arrêt rendu public le 19 avril 1873 par la cour d’assises de Constantine ,condamnait Cheikh Aziz à la déportation, Cheikh M’hamed à cinq ans de réclusion et Cheikh El Haddad à cinq ans de détention ,Cheikh Aziz avait d’abord été condamné à mort mais étant membre de la légion d’honneur, il lui sera fait application de l’article 43 du décret du 16 mars 1852 et sa peine sera commuée en déportation ....A suivre
(Source Wikipédia)
Daboudj1896
27 mai 2009
Cheikh El Mokrani Qalâa Ath Abbès ....Cheikh El Haddad
Cheikh Aziz El
Haddad (Aziz Aḥeddad) (vers 1842 –
1895) fils
cadet de Cheikh Aḥeddad il fut l’un des principaux
chefs politiques et militaires de l’insurrection de 1871.
Cheikh Aziz Aḥeddad est né vers 1842 à Seddouk
Oufella dans la tribu des Aït Aïdel.
En raison de la position
tout à fait prépondérante de la Rahmaniya, les deux fils de Cheikh Aḥeddad occupaient des fonctions
politiques influentes : l’aîné, M’hamed était « caïd des Béni-Aïdel
et des Rir’a, le second, Aziz était caïd des Amoucha dans l’annexe de Takitount
et chevalier de la légion d’honneur.
Ce n’est qu’en décembre
1869, lorsque les autorités françaises, soucieuses de neutraliser la Rahmaniya,
nommèrent Ben Ali Chérif bachagha de Chellata qu’Aziz, froissé, remit sa
démission.
C’est très précisément
dans ce contexte que furent votés, le 9 mars 1870, les textes instituant le
régime civil en Algérie, ce nouveau régime qui mettait fin au pouvoir des
militaires et marginalisait leurs relais indigènes (djouads et marabouts) fut
le facteur le plus déterminant dans le déclenchement de l’insurrection de 1871.
Après l’alliance conclue
avec le bachagha Al-Moqrani, Cheikh Aḥeddad,
maître de la Rahmaniya, fut certes le chef spirituel de l’insurrection, ce fut
son appel au Djihad lancé le 8 Avril 1871 au marché de M’cisna qui fit basculer
la Kabylie, mais les vrais acteurs politiques et militaires de ce soulèvement
furent ses fils M’hamed et surtout Aziz.
Ce fut principalement Cheikh
Aziz qui négocia l’alliance conclue entre son père et le bachagha Al-Moqrani,
au même moment, le 27 mars 1871, il prononça publiquement au marché de Seddouk
une prière « pour l’extermination des français ».
Durant l’insurrection,
d’avril à juillet 1871, Cheikh Aziz Aḥeddad
concentra son action politique et militaire en trois points de Kabylie :
La Vallée de la Soummam, les Babors et le Djurdjura ; dans cette dernière
région, son action fut plus politique que militaire.
Dans la vallée de la
Soummam, dès le début du mois d’avril, l’objectif de Cheikh Aziz Aḥeddad était non seulement d’organiser
les opérations militaires, de bloquer l’arrivée des troupes françaises dans la
région mais aussi de propager l’insurrection....A suivre
(Source Wikipédia)
Daboudj1896
26 mai 2009
Cheikh El Mokrani Qalâa Ath Abbès ....Cheikh El Haddad

L’insurrection ne prend fin qu’après la capture de
Cheikh Bou-Mezrag, le 20 janvier 1872.
La répression fut très sévère et se traduisit, une
fois matée l'insurrection, par de nombreux internements et déportations en
Nouvelle Calédonie,on parle des « Kabyles du Pacifique », mais
aussi par d'importantes confiscations de terres, qui ensuite ont obligé de
nombreux kabyles à s'expatrier.
Bilan : 100 000 Algériens morts, saisie
des terres, exil de la famille du Cheikh El Mokrani au sud, émigration de
beaucoup d'Algériens, surtout vers la Syrie, déportation d'une partie des
« révoltés » en Nouvelle Calédonie et parution du code de l'indigénat
1881.
*Une autre version de son martyr
Il dirigeait depuis le matin une attaque de ses
patriotes contre la colonne Cerez.
Il venait d’accomplir la prière du Dhor mais il
s’était penché pour une dernière génuflexion en murmurant la profession de foi.
Comme il tardait à se relever, inquiets, ses
compagnons se portèrent à son chevet, ils s’aperçurent, en le relevant, qu’il
était mort, frappé par une balle en plein front.
C’est ainsi qu’est tombé au champ d’honneur El Hadj
Mhand Ath Mokrane, dit El Mokrani, le 5 mai 1871, victime, très probablement,
d’une trahison.
*Cheikh
Mohand Aït Mokrane (de son nom exact) est le fils du Cheikh Ahmed El-Mokrani,
un des gouverneurs de la région de Medjana (Commune de la Willaya de
Bordj-Bou-Arréridj) située dans les hauts plateaux.
Daboudj1896
25 mai 2009
Cheikh El Mokrani Qalâa Ath Abbès....Cheikh El Haddad

La Révolte des Mokrani, survenue le 16 mars 1871,
est la plus importante insurrection contre le pouvoir colonial français depuis
le début de la conquête de l’Algerie en 1830.
Elle est menée par le Cheikh Mohamed El Mokrani et du Cheikh
Haddad, chef de la confrérie des (01) Rahmaniya, en Kabylie.
En 1870, Mohand Aït Mokrane , surnommé Cheikh El Mokrani, est
rétrogradé au titre de Bachagha pour avoir soutenu la révolte du Cheikh
Bouaquaz, un proche de son père, en 1864-1865.
Cheikh El Mokrani, pour pallier la disette qui touche
alors les campagnes, investit sa fortune personnelle et emprunte.
L’empressement de ses créanciers et la pression des autorités l'oblige à
hypothéquer ses biens.
A cela s'ajoute l'annonce du remplacement de
l'autorité militaire française, dont il acceptait de dépendre, par une autorité
civile.
Il décide alors de se révolter, mais, en homme
d'honneur, il en avise auparavant le général Augerand , après quoi il entre en
rébellion en mars 1871
Mais la première manifestation de l'insurrection est
intervenue en réalité, dès janvier 1871 sous la forme d'une révolte de spahis
qui ont refusé d'être envoyés sur le front de métropole, alors que les
intéressés estimaient leur engagement valable uniquement pour servir en
Algérie.
Cette révolte, d'abord déclenchée la révolte à Aïn
Guettar et à Mondjebeur, s'est ensuite étendue au Tarf et à Bou Hadjar, ainsi
qu'à Bône(Annaba) encerclée pendant 3 jours, quelque 20 colons ont été tués,
jusqu'à ce qu'une répression très forte soit engagée.
Est complètement fausse, par contre, l'assertion
répandue selon laquelle le décret Crémieux du 24 octobre 1870, attribuant la
citoyenneté aux juifs d'Algérie, aurait été la cause de la révolte kabyle.
On sait cela
par Cheikh El Mokrani lui-même, puisque sa lettre exposant les causes de sa
rébellion au général Augerand ne contient pas la moindre allusion à ce décret.
Cette légende a, en réalité, été inventée par les
Européens et militaires locaux, hostiles à cette accession d'indigènes à la
citoyenneté.
Quoiqu'il en soit, la révolte des spahis fut amplifiée
à partir du 16 mars 1871 par sa prise en main par Cheikh El Mokrani, dont
l'influence était très forte, elle constitua la plus importante insurrection et
la dernière d'Algérie durant l'occupation française.
Le mouvement soulève 250 tribus, près du tiers de la
population algérienne, la plupart des villes et des villages de Kabylie et des
Hauts-Plateaux sont pillés.
Les insurgés sont contraints à la reddition après
l’attaque de la Kabylie par les Français, ils sont arrêtés à l’Alma (Aujourd’hui
Boudouaou) le 22 avril 1871, et (02)le 5 mai Cheikh El Mokrani mourut au combat
près de l’oued Soufflat, Sa tombe se trouve
à Ath Abbes (Béjaia).
Les troupes françaises (vingt colonnes) marchent sur Tizi Ouzou, Dellys et Draâ El Mizan, le Cheikh Haddad et ses fils se rendent le 13 juillet, après la bataille d'Icheriden....A suivre
(01)La confrérie Rahmaniya (en kabyle
tareḥmanit)
est une importante confrérie musulmane soufie, fondée en 1774 par Sidi M'hamed
Bou Qobrine en Algérie. La Rahmanyia, à l'origine Khalwatiya, connue une
forte audience jusqu'au XIXe siècle,
réussissant à fortement s'implanter et se répandre en Afrique du Nord.
Sidi M’hamed Bou Qobrine est le fondateur, vers 1774, de l’ordre confrérique de la Rahmaniya, Il est né au village des Aït Smaïl, près de Boghni en Kabylie.
Après trente ans d’absence, il revient enfin chez lui. Il s’installe d’abord dans son village des Aït Smaïl, où il fonde une zaouïa.
Il décide par la suite de s’installer à Alger pour y fonder une autre zaouïa. Il choisit de s’installer dans ce qui sera plus tard le quartier du Hamma.
Sa grande zaouïa rayonnera sur toute l'Algérie, cette zaouïa, accueille les pauvres, les orphelins et les étrangers, elle est aussi une université où de nombreuses sciences sont enseignées.
Elle devient le lieu privilégié de la Khalwa (retraite) de ceux qui viennent demander l'initiation.
Sa Tariqa Khalwatiya (طريقة خلواتية) est devenu la Rahmaniya (ce qui donnera à la zaouïa Lalla Rahmaniya son nom), en référence à Abderrahmane, le nom de son père.
(Source Wikipédia)
(02) voir sur la suite de ce billet une deuxième version de sa mort.
Daboudj1896
12 mai 2009
Ighil Mahni....Le printemps


(Suite du précédent billet)....Après un petit repos, retroussons nos manches pour mettre un peu de gaité dans notre petit paradis sur terre, par la semence de diverses fleurs et la plantation d’un oranger, et bien sur pour être terre à terre du persil et coriandre, sur une petite parcelle attenante à notre demeure.
Tout c’est travaux, travaux ? Oh non plaisir, sous un doux soleil et les gazouillis des oiseaux qui fêtent le printemps à leurs manières.
Après une douce soirée, la nuit pas de réveil en sursaut, ni de cauchemar, une nuit paisible idyllique oui, sans exagérations aucune !
L’aube, les premières lueurs du soleil, la rosée du matin, cette odeur de notre mère la terre, les oiseaux toujours eux, chantent déjà cette aube nouvelle.
Quelques heures plus tard, le village se réveille, doucement sans bruits intempestives, les véhicules empruntant les chemins carrossables, avec un minium de bruit, presque en silence.
Les écoliers regagnent un par un ou en petit groupe leur établissement, c’est le départ des troupeaux vers les pâturages, entre autres Si Said avec sa vache et son petit, les chèvres et leurs nouveaux nés.
Le bourru Si Ferhat, revenant de chez l’épicier avec ses sachets de laits et son pain, et autres habitants pour leurs achats du matin.
Mon frère Tahar, vers son atelier de transformation d’aliments de bétails, mon ami « Hend Oussaâ » mon frère s’il le permet, chez qui j’ai eu le plaisir de déguster un bon café, le premier jour de ma venu au village, que je revois toujours avec immense plaisir, qui ne manque jamais de s’arrêter pour me saluer….
A bientôt in chah ALLAH !
![]()
Daboudj1896
10 mai 2009
Ighil Mahni....Le printemps

(Suite du précédent billet)....Un peu plus loin un commerce d’aliments de bétails, la boutique d’alimentation générale transformée en café, tenu aussi par un natif du village, une aubaine pour les estivants de passages dans la région, l’été prochain, cet endroit deviendra une halte « forcée », avec les prochaines chaleurs in chah ALLAH !
Une halte à l’épicerie principale de notre village, tenue par des jumeaux, d’une telle ressemblance à s’y méprendre lequel des deux il s’agit. Deux baguettes et bien sur un sachet de lait, pour entamer la journée, direction notre gite.
Le village est paisible comme toujours, un silence de rêve, les écoliers ont toujours classe bientôt les vacances pour certains un repos mérités, pour d’autres un plus de tonus, avec nos souhaits de réussite pour tous in chah ALLAH.
Vers le milieu de la matinée, des coups de klaxons, généralement c’est les commerçants ambulants, qui vont de village en village proposant leurs marchandises, légumes et fruits, articles de ménages et autres effet.
Ce jour là, c’est le marchand de poisson, pour nous rappeler que nous sommes à quelques kilomètres de la mer, Azeffoun.
De la sardine tenez vous bien à cent dinars et de la belle sardine, à Alger elle est au alentour au dernière nouvelle à trois cent dinars.
Un conseil, si je peu me permettre, pour les amateurs de poisson, essayez de trouver une famille aussi lointaine soit elle, une condition cette famille doit demeurer à quelques encablures d’un port de pèche, ou à défaut limitrophe.
Bonne grillade à ceux qui ont cette chance, continuons notre relation….
A suivre….
Daboudj1896
08 mai 2009
Ighil Mahni….Le printemps

Un matin en direction de notre contrée profonde qu’est la Kabylie, balloté par les secousses du bus quelque peu poussif, problème mécanique peut être.
Des deux coté de la route, du vert un beau vert et par-ci par là, des marguerites et autres fleurs sauvages.
Notre reine adulée, j’ai nommé sa majesté la pomme….De terre, dans des sachets de cinq et dix kilos, prêts à être servi, des poules d’une blancheur éclatante, prirent ils une douche avant d’être proposées à la vente ?
Aux environs d’Aghribs, le chauffeur semble avoir des ennuis avec sa machine, en effet sa boite à vitesse, la deuxième ne passe pas, diagnostic un boulon s’est déplacé.
Ce boulon, qui n’était plus à sa place, je me suis dit, peu être devant la beauté de ce paysage, il ne pouvait rester insensible, et il s’en est allé gambader dans l’herbe folle et prendre un peu de vacance lui qui était mis à rude épreuve, par monts et par vaux.
Peut être aussi, voulait il finir ses jours de boulon, dans ce paysage d’aquarelle, pourquoi pas !
Arrivé à l’entrée de notre village, un petit changement, une baraque en bambous bien achalandé en fruits et légumes de saison, tenue par un habitant de notre village.
Un peu plus loin un commerce d’aliments de bétails, la boutique d’alimentation générale transformée en café, tenu aussi par un natif du village, une aubaine pour les estivants de passages dans la région, l’été prochain, cet endroit deviendra une halte « forcée », avec les prochaines chaleurs in chah ALLAH !
A suivre….
Daboudj1896



