29 mars 2009
DESIRS

Allez tranquillement, parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez autant que possible en bon termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité, et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant, ils ont eux aussi leurs histoire.
Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit.
Ne vous comparez avec personne, vous risquerez de devenir vain ou vaniteux.
Il y’a toujours, plus grands et plus petits que vous.
Jouissez de vos projets, aussi bien que de vos accomplissement.
Soyez, toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit elle, c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies.
Mais ne soyez pas aveugle, en ce qui concerne la vertu qui existe, plusieurs individus recherchent les grands idéaux, et partout la vie est remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même, surtout n’affectez pas l’amitié.
Non plus ne soyez cynique, en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi eternel que l’herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse.
Fortifiez une puissance d’esprit, pour vous protéger en cas de malheur soudain.
Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.
De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles, vous avez le droit d’être ici
Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuse et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.
Prenez attention tachez d’être heureux.
Trouvé dans une église de Baltimore en 1692
Auteur inconnu.
*s’il vous plait prenez un peu de recul en lisant, merci.
Daboudj1896
Ighil Mahni....Une anecdote
L'histoire du petit citronnier.
Sur injonction, pour ne pas dire ultimatum, d’un lointain cousin, nous nous sommes rendus à notre beau village très beau village qui le restera, malgré la bêtise humaine qui somme toute, est conjoncturelle.
Le coupable et la cause de tout ce remue ménage, tenez vous bien, un beau petit citronnier qui ne demander qu’à vivre, lequel néanmoins osa s’implanter, sur une partie d’une parcelle de la maison d’antant de son paternel (du cousin), rien que ça !
Soudain, nous nous sommes rappelés, un fait survenu au village qu’il nous avait raconté, un différent entre deux frères qui ce sont trainer en justice pour un olivier, heureusement par la suite, la sagesse a prévalue lors de cette affaire.
Dans notre subconscient, il se pourrait que cela l’a inspiré, pour commettre cette indélicatesse, étourdit qu’il est.
Dans cette société qu’est la Kabylie, la noblesse d’âme et de cœur n’est pas un vain mot, mais il est vrai que par-ci par là, « un angle obtus » apparait de temps en temps.
L’antidote de ce mal, c’est les coutumes ancestrales qui font force de loi, à ce jour, en faisant appel à la compétence, et la mémoire (*) des vieux sages, du village et le respect dont ils jouissent auprès des habitants, des fois leurs compétences est recommandé même dans les villages avoisinants.
Apres des palabres, on fit entendre raison à cet énergumène, pour délimiter ce « mouchoir de poche »et miracle, « en déplaçant » ses prétentions vers le haut, et en lui accordant quelques mètres de plus en guise de « compensation ».
Suite à cette délimitation, ce chétif arbuste eu la vie sauve et se dressa fièrement à quelques centimètres, d’un bout de bois, faisant office de limite, il eu raison de la cupidité des êtres humains, humains la question reste posée !
En quittant les lieux, nous nous sommes retournés et il nous sembla qu’il nous saluait, un au revoir, une vision peut être.
Cette petite mésaventure, m’a donnée la force de réécrire, de partager mes dissertions, fussent elle anodines.
Je n’avais pas évoqué, le passage au village lors de l’Aid El Kebir, et je le regrette, mais les impondérables de la vie on en voulut autrement, chez nous on dit « El Mektoub » et c’est vrai nul n’est sensé connaitre sa destinée.
J’aurais aimé, raconter un plus que la dernière fois, les moindres touches apportée à cet événement, vivre une journée ou deux en parfaite harmonie, dans une communion d’esprit, une symbiose.
Ce jour là il faisait froid, mais ensoleillé, ma rencontre avec un nouvel, pour moi, originaire de notre village, Said ASKRI le fils de Ahmed « Hend Oussaa », à qui je souhaite une bonne santé au passage, qui m’avait promis et tenu promesse, grâce à Dieu, celle de nous rencontrer à travers un message sous le titre « Chaud au cœur » le 24 octobre de l’année passée.
Malheureusement, des obligations d’ordres impératifs ne m’ont pas permis de faire plus ample connaissance, je le regrette, mais in chah Allah ce n’est que partie remise, et aussi d’autres rencontres de nos compatriotes, qui forment notre diaspora à travers le monde, pour la continuation du trait d’union.
(*)Chaque village formait tajmaât (« une assemblée » en kabyle), une petite ou grande organisation selon l'importance numérique du village, semblable à la république démocratique.
Elle était composée de tous les hommes ayant atteint la majorité, et où en principe tout citoyen, quelle que soit sa condition socio-économique, pouvait prendre la parole pour exposer ses idées et prendre position lors des propositions de résolutions.
Les vieillards, à qui l'on attribuait le titre d’imgharen, parce qu'ils étaient chefs de famille, ou même de la lignée vivante, bénéficiaient d'un respect particulier et d'une grande écoute, aussi l'on accordait à leurs décisions dans la jamaâ une plus grande importance, et la démocratie kabyle s'apparentait parfois plus à une gérontocratie.
On y nommait l’amin (« chef » (ou l'ameqqran ; « ancien », suivant les régions) qui était chargé du bon déroulement de l'assemblée et de la mise en application de ses décisions, pour les plus grandes tajmaât, le chef était parfois assisté dans ses fonctions par un uqil et plusieurs t'emen
L'uqil avait la responsabilité des revenus de la tajmaât, et avait en plus un droit de regard sur les décisions du chef. Il appartenait en général à un çof (« ligne », alliance de plusieurs tribus) opposé à celui du chef, constituant un véritable contrepoids au pouvoir exécutif, ce qui assurait une certaine stabilité politique.
Le t'emen, sorte de « député-maire », représentait son çof lors des réunions et transmettait les décisions, conseil municipal, cour de justice et cour souveraine, la tajmaât se référait, en cas de litige ou de problème, à des textes de lois, les « qanôun kabyles », la plus haute autorité juridique, qui définissaient le moindre manquement et sa sanction.[.
Le code de l'honneur protégeait « la maison, les femmes, les fusils », et stipulait que le meurtre devait être vengé par les liens du sang (les auteurs de ces actes étaient rejetés de la communauté).
La filiation est patrilinéaire agnatique. Le patronyme de l'ancêtre commun se transmettait. La tajmaât vivait sous l'autorité du groupe, où l'esprit de solidarité était fort développé. Pour exemple le terme tiwizi (« solidarité ») désignait l'activité collective consistant à aider un villageois dans une de ses tâches comme le ramassage des olives, à laquelle il contribuait directement ou en nourrissant les participants.
Rectificatif: Djemaa (que les kabyles ont intégrés en "tadmaât" en le berbérisant) est un mot d'origine arabe le mot exact en berbère est plutôt "agraw" qui signifie assemblée. Le çof ne se rapporte pas à un clan mais à une ligue, le clan est une organisation qui se rapporte à une famille élargie, comme la tribu, alors qu'un çof peut-être changeant.
(Source Wikipedia)
Daboudj1896
Hommage à Da Boudj


En aparté

Nous ne savions pas que l'amour pouvait se tarir
Telle une rivière desséchée par une saison sans pluie
Mais nous savons que nous continuerons à aimer
Nous ne savions pas que le cœur pouvait être aride
Telle une moisson tant attendue mais sans récolte
Mais nous savons que le printemps ne quittera pas
nos cœurs

Nous ne savions pas que l'on pouvait haïr
Mais nous ne connaissons ni le mot haïr ni le mot
rancœur

Daboudj1896
28 mars 2009
TEFSUT.... Maghrès (Mars)

Du 14 mars au
13 avril
C’est le
printemps en Kabylie, c’est la symbiose entre la nature et l’être humain une
parfaite communion.
Une des
coutumes ancestrales, qui ne s’oublie pas, en fêtant ce jour comme il se doit,
dans le subconscient, est ce que ce
n’est pas à travers cet action, on rend grâce à celui qui l’a créé ?
On se rend dans
les champs, dans la douceur de l’après midi, prendre son café en famille, avec
les gâteaux préparés pour cet événement comme chaque année que Dieu fait.
De la verdure à
perte de vue, mon Dieu que c’est beau, et cette odeur qui se dégage de notre
mère LA TERRE.
On respire à
fond, cet air, pour emmagasiner cet oxygène, dans nos poumons, à l’idée une
fois en ville de se protégé de ses gaz carboniques.
Une vie saine
et propre, Alger l’était aussi dans le temps, une des nombreuses
particularités, pendant les belles saisons.
Les services de la ville d’Alger, tels qu’on les appelés à l’époque, avec des camions citernes qui pompaient l’eau de mer, par économie, et lavés à grands eaux toute la ville et particulièrement notre vieille citadelle.

L’après midi.
Le jasmin embaumait les ruelles, et cette odeur de café à l’heure de l’Âasar.

Hélas, pour
l’eau de mer de crainte de l’érosion des murs des habitations….
C’est sale des
égouts à ciel ouvert, les endroits ombrageux n’existe plus ou presque, les
arbres ont été déracinées, d’autres morts manque d’entretien, raison invoquée,
à l’époque les chats y trouvaient refuge !
Le narrateur se
souvient, qu’on partait à Sidi Medjber (Situé entre Frais Vallon et Baranès),
lorsqu’on n’avait pas classe passé une demi journée, en famille et même à
Bouzareah, à pieds, en toute simplicité, au retour on ramenait des bouquets de
pâquerettes et coquelicots, des fleurs d’oranger pour notre café.
Le narrateur se
souvient d’une chansonnette qui faisait référence au printemps :
"Je suis
descendu dans mon jardin pour y cueillir du romarin
Gentil
coquelicot Mesdames gentil coquelicot….."
On attendait ce
jour avec impatiente, c’est vrai de nos jours les vicissitudes de la vie, mais
est ce que la vie était meilleure, avant, oh que non ! Mais on prenait le temps
de vivre.
Le retour au
foyer, on était fatigué mais heureux, d’avoir passé cette demie journée, dans
notre mère nature, l’attente d’une autre « halte » scolaire...
Ah nostalgie
lorsque tu t’y mets !
TEFSUT
On organise
pour la circonstance un dîner appelé, Imensi N Tefsut, on sacrifie pour l’occasion des poulets qui accompagneront le couscous aux
fèves, Avisar.
La matinée du
premier jour de Printemps, "Amagar n tefsut", des sorties sont
organisés dans les champs.
Après le dîner
de l’ouverture et de l’accueil de Tafsut, la saison commence par une période de
dix jours nommés "Tizeggaghin" (les journées rouges).
Cette
appellation donnée est relative, aux crépuscules flamboyants durant lesquels le
soleil avant de se coucher, le ciel devient pourpre pendant un laps de temps.
La fin de cette
période, est suivie de Timgharine (les vieilles) d’une durée de sept
jours marqués par des changements de temps impromptus
Les quatre
saisons défilent dans une même journée : averses de pluie ou de grêle,
éclaircie, froid intense ou les remontées de chaleur et vents du sud.
Ensuite c’est
la période appelée "Ledjouareh" (Les Blessures), pendant
laquelle les bourgeons éclosent et les arbres se couvrent à nouveau de petites
feuilles et de fleurs.
La semaine qui
suit le bourgeonnement est appelée "Esswaleh" (Les Jours
Utiles) qui correspondes à la naissance de certains végétaux et à l’apparition
des fruits sur les arbres.
Arrivent alors "Imheznen"
(Les sept jours tristes), premiers jours d’avril marqués par le chant des
cigales durant laquelle la chaleur s’installe.
Suivent 14 jours de "Ahegan», une période
qui dit-on fait trembler les sangliers ! Le ciel est couvert, mais il ne pleut
pas, il fait très froid.
"Tiftirin" (les cycles)
marque la fin de cette période pour
faire place aux chaleurs du mois de mai.
Les pluies
chaudes du mois de mai durent 14 jours et sont appelées "Nissen"
(les eaux fécondes), la coutume veut que l’on récupère cette eaux, entre autres
pour l’entretien des cheveux et autres bienfait de cette eau.
Cette coutume,
faisait partie aussi de la gente féminine de la Casbah, un repère de plus
Azeffoun, la Casbah !
"Izegzawen" (Les sept
journées vertes) mettent fin à la floraison, c’est la fin du printemps, par "Iwraghen"
(les sept journées jaunes).
C’est le début
de l’été, le 30 mai par " Imellalen" (les sept journées
blanches) durée du départ des estivages.
A nos mamans bonnes fête même avec retard, mea-culpa le cœur y est !
Deux
anecdotes : Mohamed (PSL) est venu le voir un croyant, pour s’enquérir
de l’ordre de priorité parental, notre guide (PSL) lui a répondu à trois
reprise ta mère, à la quatrième ton père.
Un jour un
croyant faisait le tour de Kaaba, selon le rite en portant sa mère sur son dos,
demanda au Prophète, si cela pouvait rendre au mois une partie du bienfait fait
par sa mère, il lui a répondu non !
Femmes de la
région de Port-Gueydon dans la guerre de Libération
Une histoire
mixte
Dans les témoignages de femmes de la
région de Port-Gueydon (aujourd’hui Azeffoun), la date du 1er
Novembre 1954 n’apparaît que rarement. Deux raisons à cela : d’une part,
l’approche que les femmes ont de leur passé est relativement peu chronologique
: il est plus souvent jalonné par le rythme des saisons que par des
dates.
C’est un
premier aspect de la dimension généré par les mémoires. D’autre part, la
commune mixte de Port-Gueydon, en Kabylie maritime, n’est pas le théâtre d’un
des attentats du 1er novembre. L’événement le plus proche se déroule à Azazga,
à une trentaine de kilomètres. Les manifestations du 8 Mai 1945 et la
répression qui s’ensuit paraissent peut-être plus marquantes. Une des femmes
rencontrées en parle en ces termes : « On ne s’était pas encore remis de la
guerre franco-allemande, ce fut la guerre franco-algérienne. C’était d’une
guerre à l’autre. Mon mari était dans l’armée française lors de la Seconde
Guerre mondiale. Il a participé à la guerre contre les Allemands. Puis, à la
fin, quand les Français ont remporté leur indépendance, ils se sont retournés
contre les Algériens, contre ceux qui se sont battus pour que, eux, ils
retrouvent la liberté. » Ainsi se dessine une continuité de la lutte pour
l’indépendance. L’entrée dans la guerre (dite d’« Algérie » ou de « Libération
nationale », selon le point de vue adopté) ne commence, quant à elle, que plus
tard, au cours de l’année 1955, avec l’intensification des départs aux maquis
et des opérations militaires françaises.
Deux temps
se dégagent dans les récits que les femmes de cette région font de la guerre de
Libération nationale : un avant et un après les grandes opérations de
regroupement de populations. Avant, c’est la vie au village, le soutien
logistique aux moudjahidine, les représailles des militaires français. Après,
c’est le déracinement et l’adaptation des formes d’aide aux maquisards à cette
nouvelle situation. C’est autour de l’expérience de ces « déplacements » que se
cristallisent les mémoires des femmes de la région. Dans les années 1950, la
région de Port-Gueydon a cette double caractéristique, commune à bien des régions
de Kabylie : faiblesse de la colonisation agricole, hormis sur une étroite
bande littorale, et importance de l’émigration vers la France et Alger pour
l’essentiel. Lors d’une visite du secteur de Azazga - qui comprend le quartier
de Port-Gueydon - en octobre 1959, un officier français écrit : « Chaque
famille a au moins un travailleur en Mitidja ou en métropole. » Les villages y
sont dispersés sur les hauts, ce qui rend la région difficilement contrôlable
pour l’armée française.
Une
politique de regroupement des populations est alors mise en place. Le 1er
octobre 1959, la population du village de Tiza est évacuée vers le village
d’Ighil Mahni ; ultérieurement, celle d’Aït Illoul est regroupée à la ferme
Tardieu, une ferme coloniale abandonnée par ses propriétaires. En février 1960,
la population d’Aït Si Yahia est déplacée à Aït Rahouna, un bourg situé sur la
côte. En septembre 1961, les habitants de Tifezouine sont dispersés dans
plusieurs villages de la région, principalement Bezerka et Azeffoun. En outre,
il semble que les épouses, mères et sœurs de moudjahidine aient été regroupées
dans un camp spécifique à Tidmimine.
Pour les
femmes, tous ces lieux, quelle que soit leur dénomination officielle - «
villages regroupés », « centres de regroupement », etc. -, sont des « prisons »
où l’armée française entend les enfermer, à grand renfort de barbelés et de
guérites. « Le long de la route, il n’y avait plus que des prisons », explique
l’une d’elles. A ce moment de la guerre, la population civile est très largement
composée de femmes et d’enfants, les maris étant en « exil », au maquis ou
encore en prison.
Les
recensements de population que tentent de faire les Sections administratives
spécialisées (SAS) donnent les chiffres suivants : sur le territoire de la SAS
d’Azeffoun, on compte, en moyenne, de janvier 1960 à décembre 1961, 13%
d’hommes ; sur celui de la SAS d’Ighil Mahni, de juin 1960 à décembre
1961, 9%.
Ainsi,
tenter d’écrire l’histoire des femmes, c’est aussi aborder celle des
populations civiles dans une guerre révolutionnaire. Dans les récits de femmes,
tout laisse à penser que la frontière que les barbelés doivent dresser entre
les moudjahidine et les populations locales en est surtout une pour les
militaires français. D’emblée, leurs mémoires sont des mémoires de résistantes,
de l’insoumission à l’ordre militaire et guerrier, de la transgression des
barbelés. La nuit, la nourriture ou le linge propre destinés aux moudjahidine
sont jetés par-dessus les barbelés ou glissés en dessous, parfois avec la
complicité d’un harki « qui joue des deux côtés ». Les trajets vers les
fontaines sont autant d’occasions de déposer dans des caches ce qui doit être
remis aux combattants : les cruches des femmes apparemment vides ou remplies de
linge sale contiennent souvent des petits mots ou des denrées alimentaires, ce
qui permet au contact entre l’intérieur du village regroupé et l’extérieur
d’être, si ce n’est constant, tout au moins régulier. Certaines femmes
expliquent qu’il suffit de « faire les yeux doux » aux jeunes militaires
français ou faire semblant de courir après son enfant pour échapper à la
fouille réglementaire au moment de sortir du camp.
Le soutien
des civils aux moudjahidine n’a donc pas tari après les opérations de
regroupement. Comme au village, les femmes assurent une part du soutien
logistique assumé par les civils dans ce type de guerre. Mais, pour
l’essentiel, les tâches qui leur incombent relèvent de l’économie domestique :
nourrir, laver, soigner, conformément à leur rôle dans une société patriarcale.
Rares sont celles qui font partie de l’organisation politico-administrative du
FLN-ALN. Si le village regroupé est une prison aux yeux des femmes, il est
aussi un lieu qui les met à l’abri de certaines violences guerrières :
ratissages, bouclages, arbitraire des représailles, etc. Les civils n’ont plus
à subir le saccage des aliments, la décimation des cheptels, le pillage des
maisons ; les récits de viols ou de tentatives de viols disparaissent. En
revanche, c’est une violence plus structurelle (économique, sociale et
symbolique) que les civils ont à endurer : celle du déracinement. L’armée
française, en tentant de casser le lien organique entre les troupes de l’ALN et
les populations civiles, casse surtout celui avec le terroir, déstructure l’économie
locale.
Par exemple,
la cueillette des figues et des olives est interdite. Ce sont des piliers de
l’économie traditionnelle qui sont alors ébranlés. Les femmes doivent aller
chercher le « bon de ravitaillement » qui leur est octroyé. Mais la sévérité du
rationnement ne permet pas de subvenir aux besoins alimentaires des familles.
Aussi leurs récits regorgent-ils de détails sur les palliatifs qu’elles doivent
trouver dans ces situations de pénurie : le sel est pris à même l’eau de mer,
la caroube et les herbes qu’elles vont « chercher à la montagne », quand elles
y sont autorisées, deviennent des aliments de base. Il y a en outre rupture
avec les modes d’habiter traditionnels, rupture des géographies familiales et
villageoises et de leurs liens de solidarité. C’est ainsi que la guerre
s’introduit au cœur des familles, au cœur de l’espace domestique. S’attacher
aux aspects quotidiens de la vie en temps de guerre est une autre spécificité
des mémoires de femmes. « Dans la remémoration, les femmes sont en somme les
porte-parole de la vie privée », explique Michelle Perrot.
Voilà, à
peine esquissés, quelques aspects de l’histoire des femmes de la région de
Port-Gueydon dans la guerre. Cette histoire ouvre sur celle des civils en
général dans une guerre révolutionnaire. Les mémoires de femmes fournissent, en
outre, des éléments propres qui devraient permettre, à terme, d’écrire une
histoire de la vie privée et de l’espace domestique dans l’Algérie en guerre et
ainsi d’interroger l’impact réel de ce moment de profonds bouleversements des
structures sociales sur la place des femmes dans les familles et plus
généralement dans la société algérienne. Le travail de collecte de témoignages
est urgent : déjà, les expériences des femmes d’âge mûr au moment de la guerre
sont perdues à jamais, car la mémoire est presque le seul matériau dont les
historiens disposent pour tenter d’écrire l’histoire de ce groupe social
longtemps exclu des sphères de l’écrit. Pourtant, peut-être l’histoire des
femmes ne prend-elle tout son sens qu’en la croisant avec celle d’autres
groupes sociaux pris dans la guerre. L’approche micro-historique et l’ancrage
dans le local pourraient alors permettre d’écrire une histoire mixte (dans tous
les sens du terme), plurielle et complexe, à l’image de cette guerre
Article sur
la guerre d’Algérie à Port Gueydon, et la bravoure de nos mères,
extrait du livre écrit par l’historienne Française, Coline PELLEGRINI, paru dans le quotidien Algérien El Watan,
édition du 11/11/2004.
*Coline
Pellegrini
Est
doctorante en histoire sous la direction de Benjamin Stora à l’Institut
Maghreb-Europe, Paris-VIIIe. Sa thèse portera sur la région de Port-Gueydon
entre 1945 et 1965. Elle a participé à la réédition du livre de Bernard
Gerland, Ma Guerre d’Algérie (Golias, 2002), pour lequel elle a écrit une
postface. Coline Pellegrini a également écrit un article sur les traumatismes
de guerre chez les anciens appelés français pendant la guerre d’Algérie. Il
devrait paraître dans le prochain numéro de la revue Quasimodo, dont le thème
est « Corps en guerre ».
Daboudj1896
25 mars 2009
Ighil Mahni appelle !
Si un jour tu venais à visiter ce Blog, Lila, contacte-moi par son entremise, par ailleurs, j'ai appris par un ami, d’un parent commun, que tu aller venir en Algérie.
Je t’informe, que ta mère est honorée à juste titre dans ton village d’origine, par des jeunes qui ont institués une association portant le prénom de « H’nifa ».
Dans l’attente de te lire, fraternellement ton grand cousin.
Daboudj1896
"H'nifa"....La Casbah....Azeffoun

Le film documentaire vidéo, en couleur de 61’ réalisé en 2007, retraçant la vie de la défunte chanteuse « H’nifa » réalisé par Ramdane IFTINI et Sami ALLAM, intitulé « une vie brûlée » l’avant première s’est déroulé au cinéma de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.
Ce documentaire, on se rappel avait obtenu l’olivier d’or du meilleur film documentaire lors de la dernière édition du festival du film amazigh qui s’est déroulée à Sétif.
Deuxième Festival Issni N'Ourgh du Film amazigh d'Agadir, le premier prix du meilleur documentaire dans la catégorie documentaire.
Lors des journées cinématographies de Carthage, qui ce sont déroulés du 25 octobre au 1er novembre 2008, ce film a était présenté par ses réalisateurs, pour la compétition dans la catégorie « Compétition vidéo courts métrages », conjointement avec d’autres réalisateurs algériens.
La projection de ce film s’est déroulé le 1er novembre à 19 heures au cinéma « 4ème ART » cette salle est d’une capacité de 350 places, située au 27 avenue de Paris.
Rachid Hammoudi
Journaliste, auteur de la biographie de la chanteuse « H’nifa », dont le texte a servi de scénario pour le film.
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Ramdane Iftini Ancien journaliste et éditeur, « H’nifa » est sa première réalisation cinématographique |
Sami Allam |
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Formation : Art dramatique au Conservatoire central d'Alger, dirige une troupe théâtrale à Azazga, Asirem (Espoir). Retenu pour un petit rôle sur le tournage de "Si Mohand U M'hand, l'insoumis" Sami voit son implication évoluer au fur et à mesure du tournage. Chargé au départ de trouver de nouveaux visages pour le film, il passe à répétiteur, supervise ensuite les dialogues, et finalement assiste l'équipe de réalisation.
Daboudj1896 |
"H'nifa"....La Casbah....Azeffoun

« H'nifa » prénom d’emprunt, de son vrai nom IGHILLARBA Zoubida, née le 04 avril 1924 à Ighil Mahni dans la commune (actuelle) Aghribs, daira Azzefoun, willaya de Tizi Ouzou.
Sa famille s'est établi pendant quelques temps, à la Casbah d'Alger, son père poissonnier de profession, le tissu urbain et le climat ambiant de l'époque de cette citée avec la mer, toute proche, fut pour beaucoup d'originaires de son village natal et des contrées limitrophes une symbiose totale.
En 1939, retour à Ighil Mahni, elle épousa un ami de son père, commerçant, mariage qui fut un échec.
Sa mère décédée, un autre coup dur, elle retourne à Alger ou elle se remarie, elle donne naissance à une fille, qu'elle nomme Leîla en 1950 un autre échec elle divorce.
En 1951 elle postule à la Radio, sur les conseils de ses amies qui ont remarqué sa voix lors de cérémonies familiales ou, elle était conviée, notamment Cheikha Lla Yamina (Arab Ferroudja) qui demeurait à la Casbah.
L'orchestre de" la chaîne kabyle" de l'époque était sous la direction de Cheikh Nourredine (Nourredine MEZIANE), qui l'aida dans ses premiers pas dans le monde de la chanson.
Elle était douée, dotée d'une belle voix, chaude bouleversante, sa première chanson "Acewwiq n Iqaa ntezdayt".
Durant cette période elle trouve refuge avec sa fille, pour quelques temps à la Casbah chez deux de ses oncles paternels, dont l'un "DA BOUDJ" mandataire en poisson.
Quelques temps plus tard, elle décide d'aller vivre avec CHERIFA, (Ouardia BOUCHEMLAL) une grande chanteuse de l'époque, dans les environs de Clos Salembier (Actuellement El Madania.)
C’est durant cette période aussi, qu’elle a commencé à prendre contact avec des chanteurs et des musiciens de la radio et à se découvrir un talent et une voix exceptionnelle.
Elle a fait ses premiers pas dans la chorale de la chaîne kabyle en 1952 avec Djamila, Chérifa, Anissa et tant d’autres voix féminines.
Cette émission musicale sous la direction de LLa Tassadit (Madame Lafarge) laquelle fut intégrée 1924 par Lla Yamina, (décédée à l’âge de 102 ans), Lla Zina et Lla Ounissa, par la suite.
Cette émission purement féminine dénommée "Noubat n Ixalat"', très écoutée et appréciée, animée par la suite, par Cheikha EL Djidat et CHERIFA en compagnie de Ounisa et El Djidat Thamechtouhth
C’est en novembre de la même année qu’elle a signé ses premières chansons avec Amar Ouzellaguène et Lla Djida, avant de commencer à composer pour elle-même.
C’est à partir de là qu’a composée sa fameuse chanson D rray iw it ikhedmen avant d’enregistrer en mai 1953, en France, trois disques dans lesquels figuraient Allah ya Rebbi farredj.
En 1955, elle a enregistré cinq autres chansons, « Hnifa » qui commençait à prendre son envol, n’a cessé de rappeler la détresse des femmes kabyles qui est également la sienne.
Son malheureux destin revient souvent dans ses poèmes, mais « H’nifa » reconnaît cependant sa part de responsabilité dans Drray iw amechum et d’rray iw it ikhedmen. A zher iw anda tenzid et Wi yufan zher is d saâ, chansons qui ont marqué le parcours de Hnifa.
En 1956, « H’nifa » s’installe en France, après l’indépendance, elle retourne en Algérie et anime des galas avec plusieurs artistes, comme Fadhéla Dziria (Fadhéla Madani) à Alger.
Elle s’est également produite à El-Oued, Ouargla et Touggourt où elle a eu la chance de chanter auprès de Dalida.
Ce retour était motivée par l'espoir de se faire une place dans ce monde à part malheureusement elle dut se résigner la mort dans l’âme, elle s'envole de nouveau vers la France.
Elle n’a pas tardé à intégrer Radio Paris, avec l’aide de Mustapha El Anka (AIT OUARAB) elle chante en chorale avec Taleb Rabah et en duo avec Kamel Hammadi qui deviendront ses principaux compositeurs.
En 1968 elle chante avec Mustapha EL ANKA et SLIMANI la chanson "Thaamrucht".
La rencontre avec Kamel HAMADI (ZEGGANE Larbi) époux de la chanteuse "NOURA" (Fatima Zohra Badji) auteur compositeur, lui permet de chanter plusieurs de ses compostions, entre autres "Yid' m yid' m" chanté en duo avec lui, qui a connu un grand succès, c’est aussi une des artistes, qui a chanté en duo avec Slimane Azem.
Entre 1968 et 1969, elle enregistre A yafrukh-iw, D rray-iw id sebba et A sidi Abderrahmane et A yelli, composées par Kamal Hammadi,
En 1975, « Hnifa » a joué un rôle secondaire dans le feuilleton l’Incendie, de Mustapha Badiî (Arezki BERKOUK), une adaptation du roman L’Incendie de Mohamed Dib.
En 1981, dans une série diffusée sur TF1 « Les Chevaux du soleil » du réalisateur François Villiers, tourné à Almeria, en Espagne, d’après le livre de Jules Roy.
Ce film historique, retrace la révolte d’El Mokrani, « Hnifa » avait joué le rôle de la femme d’El Mokrani (Mohammed Amokrane) en compagnie de Cheikh Nourdine.
Loin des seins ou ce qu'il en reste, et de la terre de ses aïeux, elle anime des soirées ou elle chante sa vie.
Elle a chanté la méchanceté et l'incompréhension des gens, la misère, l'exil, l'amour trahi et l'ingratitude.
Elle sait pardonner en chantant, "Semmehghak seg-ul yesfan", l'exil plein de vicissitudes « Ay mitro », sa fille qu'elle aime passionnément, cet Etre qui lui donne le courage et cette volonté de se battre dans en ce bas monde
Ce monde ou le moindre faux pas est impardonnable " Ayeli ayéli " et « Bwighd Yelli tsamechtuht».
Mais elle puise, cette volonté dans sa foi inébranlable, elle implore "les saints" dans une de ses chansons, qui dans nos croyances d'antan sont les traits d'union avec le pouvoir DIVIN.
Durant la guerre de libération, elle cotisait pour la Fédération de France du FLN au sein de la section féminine dirigée par Bahia Farah (BOUNOUAR Fatima), une autre chanteuse établie en France
Le 02 novembre 1978 elle se produit à la Mutualité de Paris.
Un certain mercredi 23 septembre 1981, elle s'en va dignement, sur la pointe des pieds rejoindre les êtres chers qui lui manquaient.
Ce corps frêle, qu'une grave maladie rongeait, ce visage emblématique, ces traits pleine de noblesse, demeure pour toujours au cimetière d'EL ALIA à Alger.
Dors en paix !
Elle a laissé environ deux cents (200) titres à la Radio Algérienne d’antan, dont soixante quatre (64) enregistrées et plusieurs quarante cinq (45t).
Ababa nek ed yelliq |
Ifuk laman di dunith | |
A Zehriw anda tenzid |
Lukan matchi ed lehya | |
Lukan matchi de chewhan |
Nek tura dayen faqegh |
Asmi ligh ar baba |
Matchi d leghna i tghin-egh |
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A sidi Abderrahmane |
Ezzigh taghzuyt elbesbas |
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Win ivghan ad irbah, yerbeh |
A yetma urfan waaran |
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| Daboudj1896 | |||||
Cheikh Hadj M'hamed El Anka....La Casbah....Azeffoun
Sidi M'hamed Cherif, Djamâa Essafir, Sidi Ramdane….
Les pères de famille ceux ayant, un revenu régulier pour ne pas dire presque régulier, acheter chez « Azrine » et certain épicier de quartier à crédit le règlement, se faisait généralement par semaine et des fois par mois.
Le client possédait un carnet ou était noté tous les achats effectués, et un autre chez l’épicier le crédit ne s’accordait qu’aux habitants du quartier bien sur et aux bons payeurs.
Ce moyen permettez aux marchands d’écouler sa marchandise, vu le pouvoir d’achat de l’époque, et aux clients de s’approvisionner dans une certaine mesures, presque à l’aise.
Les professions à l’époque étaient dockers, des fois pour les plus costauds, et des fois même les moins nantis physiquement, ayant des charges familiales importantes, prenaient un double shift (prendre deux fois le poste), pour augmenter leurs gains.
Autres professions, portefaix, marchands ambulants, éboueurs et pour les plus chanceux qui avaient des étals, marchands de poissons et pécheurs, les français raffolés de poissons de ce fait, ce métier était lucratif.
Ces gens généralement étaient originaires d’une contrée bien précise Azzefoun, on raconte que le charbon de bois était embarqué à destination d’Alger, le port était situé sur le bord du golf nommé à bon escient Mers El Fahm (Port aux charbons)
Ces gens venus d‘Azzefoun, étaient des érudit en sciences islamiques, des hommes de lettre et des mélomanes nés, n’oublions pas ses martyrs qui ont donnée leurs vies pour notre liberté.
Nous citerons, Cheikh Amar SOLTANI, Cheikh Tayeb RAHMANI, Cheikh Tahar AMAR, Cheikh M’hand Ouameur, Cheikh Mohamed Salah Essedik.
Des hommes de lettre, Tahar DJAOUT et HADJ ALI Bachir, des comédiens, cinéaste, peintre et musiciens.
Mustapha BADIE (BERKOUK Arezki), Mohamed ISSIAKHEM, ABDOU Mohamed, Mohamed HILMI (Mohamed Ameziane IBRAHIM) ses frères Said et Brahim, Rouiched (AYAD Ahmed) et ses frères et demi frères Hadj M’rizek (CHAIB Arezki) M’hand “Aroumi” Kiouidji, Moh Akli le sympathique et toujours souriant joueur de tar, Ali ABDOUN.
FELLAG Mohamed Said, le maestro IGHERBOUCHENE, ayant prit le nom de Igor BOUCHEN, par nécessité à l’époque, la colonisation ne permettez pas au Algérien aucune ascension.
Le grand maitre Hadj M’hamed EL ANKA (AIT OUARAB M’hand Ouidir), ses élèves Omar Mekraza, Boudjema EL ANKISS (BOUDJEMAA Mohand Arezki), Abdelkader CHERCHAM, et sur un autre registre « H’nifa » et tant d’autres.
Le narrateur a faillit oublier EL HADJ Said, dans des habits traditionnels toujours de couleur blanche, que l’on rencontre à ce jour, très souvent à Djemâa El Kebir.
Cela n’est qu’une liste exhaustive, de gens mémorables, le narrateur tient à présenter ses excuses auprès de ceux ou de celles omis ici, il se fera un devoir d’y remédier.
Nos pensées et nos hommages, à ceux qui ont donnés leurs vies et ceux vivants, leurs jeunesses pour que notre belle contrée, nos très belles contrées et notre pays, pour être libre et vivre en êtres libres, ceux que nous sommes et serons toujours Be Idn ALLAH !
(Suite du précedent message)
El Hadj M'hamed El Anka
Ses enfants....
Mustapha EL ANKA

Mustapha El ANKA, est né a AZAZGA en 1926, il s'intéressa très tôt a la musique(1953) et grava en 1959 un titre en Kabyle "El Kvayel" .
Le 3 novembre 1993, il rend l’âme après une longue maladie, dans un hôpital en France.
Mustapha El Anka est apparu sur les scènes de théâtres et dans une soixantaine de films et de téléfilms.
Il a joué dans Chronique des années de braise de Lakhdar Hamina , et avec différents réalisateurs, entre autres, Youssef Bouchouchi, Ahmed Rachedi, Rabah Laradji, Ghaouti Bendeddouch, Hadj Rahim….etc.
Il a interprété des rôles,pour des réalisateurs de TF1, Pierre Marchand et Michel Suck, aux côtés de Hassan El Hassani
Dans sa jeunesse, Mustapha El Anka, a émigré en France, comme tant d’autres exerçant tout les métiers.
El Hadi EL ANKA
Il est à la tête d’un orchestre, pour poursuivre l’œuvre de son illustre père.

Smain El Anka
Sur cette photo à gauche ,avec l'orchestre de la RTA, à la derbouka à coté de lui Hadj Menaouer.

Daboudj1896
Cheikh Hadj M'hamed El Anka....La Casbah....Azeffoun

Sidi M'hamed Cherif en montant vers Bir Djebah
Sidi M'hamed Cherif, Djamâa Essafir, Sidi Ramdane….
Les pères de famille ceux ayant, un revenu régulier pour ne pas dire presque régulier, acheter chez « Azrine » et certain épicier de quartier à crédit le règlement, se faisait généralement par semaine et des fois par mois.
Le client possédait un carnet ou était noté tous les achats effectués, et un autre chez l’épicier le crédit ne s’accordait qu’aux habitants du quartier bien sur et aux bons payeurs.
Ce moyen permettez aux marchands d’écouler sa marchandise, vu le pouvoir d’achat de l’époque, et aux clients de s’approvisionner dans une certaine mesures, presque à l’aise.
Les professions à l’époque étaient dockers, des fois pour les plus costauds, et des fois même les moins nantis physiquement, ayant des charges familiales importantes, prenaient un double shift (prendre deux fois le poste), pour augmenter leurs gains.
Autres professions, portefaix, marchands ambulants, éboueurs et pour les plus chanceux qui avaient des étals, marchands de poissons et pécheurs, les français raffolés de poissons de ce fait, ce métier était lucratif.
Ces gens généralement étaient originaires d’une contrée bien précise Azzefoun, on raconte que le charbon de bois était embarqué à destination d’Alger, le port était situé sur le bord du golf nommé à bon escient Mers El Fahm (Port aux charbons)
Ces gens venus d‘Azzefoun, étaient des érudit en sciences islamiques, des hommes de lettre et des mélomanes nés, n’oublions pas ses martyrs qui ont donnée leurs vies pour notre liberté.
Nous citerons, Cheikh Amar SOLTANI, Cheikh Tayeb RAHMANI, Cheikh Tahar AMAR, Cheikh M’hand Ouameur, Cheikh Mohamed Salah Essedik.
Des hommes de lettre, Tahar DJAOUT et HADJ ALI Bachir, des comédiens, cinéaste, peintre et musiciens.
Mustapha BADIE (BERKOUK Arezki), Mohamed ISSIAKHEM, ABDOU Mohamed, Mohamed HILMI (Mohamed Ameziane IBRAHIM) ses frères Said et Brahim, Rouiched (AYAD Ahmed) et ses frères et demi frères Hadj M’rizek (CHAIB Arezki) M’hand “Aroumi” Kiouidji, Moh Akli le sympathique et toujours souriant joueur de tar, Ali ABDOUN.
FELLAG Mohamed Said, le maestro IGHERBOUCHENE, ayant prit le nom de Igor BOUCHEN, par nécessité à l’époque, la colonisation ne permettez pas au Algérien aucune ascension.
Le grand maitre Hadj M’hamed EL ANKA (AIT OUARAB M’hand Ouidir), ses élèves Omar Mekraza, Boudjema EL ANKISS (BOUDJEMAA Mohand Arezki), Abdelkader CHERCHAM, et sur un autre registre « H’nifa » et tant d’autres.
Le narrateur a faillit oublier EL HADJ Said, dans des habits traditionnels toujours de couleur blanche, que l’on rencontre à ce jour, très souvent à Djemâa El Kebir.
Cela n’est qu’une liste exhaustive, de gens mémorables, le narrateur tient à présenter ses excuses auprès de ceux ou de celles omis ici, il se fera un devoir d’y remédier.
Nos pensées et nos hommages, à ceux qui ont donnés leurs vies et ceux vivants, leurs jeunesses pour que notre belle contrée, nos très belles contrées et notre pays, pour être libre et vivre en êtres libres, ceux que nous sommes et serons toujours Be Idn ALLAH !
El HadJ M'Hamed El Anka

(Suite du précédent message)
....Dès son retour de La Mecque en 1937, il reprit ses tournées en Algérie et en France et renouvela sa formation en intégrant HadJ Abderrahmane Guechoud, Kaddour Cherchalli (Abdelkader Bouheraoua décédé en 1968 à Alger),

Kaddour Cherchalli (Abdelkader Bouheraoua)
....Chabane Chaouch à la derbouka et Rachid Rebahi au tar en remplacement de cheikh Hadj Menouer qui créa son propre orchestre, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Après une période jugée difficile par certains proches du cheikh, El HadJ M'Hamed El Anka va être convié à diriger la première grande formation de musique populaire de Radio Alger à peine naissante et succédant à Radio PTT, musique populaire qui allait devenir, a partir de 1946, "chaâbi" grâce à la grande notoriété de son promoteur.
En 1955, il fait son entrée au Conservatoire municipal d'Alger en qualité de professeur charge de l'enseignement du chaâbi.
Ses premiers élèves vont devenir tous des cheikhs à leur tour, assurant ainsi une relève prospère et forte, entre autres, Amar Lâachab, Hassen Said, Rachid Souki, etc. EI-Hadj M'Hamed El-Anka a bien pris à cour son art.
Il a appris ses textes si couramment qu'il s'en est bien imprégné ne faisant alors qu'un seul corps dans une symbiose et une harmonie exceptionnelle qui font tout le génie créateur de l'artiste en allant jusqu'à personnifier, souvent malgré lui, le contenu des poésies qu'il interprète;
Les exemples d'El-Hmam, Soubhane Ellah Yaltif sont assez édifiants.La grande innovation apportée par EI-Hadj El-Anka demeure incontestablement la note de fraîcheur introduite dans une musique réputée mono vocale qui ne répondait plus au goût du jour, son jeu instrumental devient plus pétillant, allégé de sa nonchalance.
Sa manière de mettre la mélodie au service du verbe était tout simplement unique. A titre indicatif, El Hadj El Anka a interprété près de 360 poésies (qaca'id) et produit environ 130 disques.
Après Columbia, il réalise avec Algériaphone une dizaine de 78 t en 1932 et une autre dizaine avec Polyphone.
Après plus de cinquante ans au service de l'art, El Anka animera les deux dernières soirées de sa carrière jusqu'à l'aube, en 1976, à Cherchell, pour le mariage du petit-fils de son maître cheikh Mustapha Nador et, en 1977, à El-Biar, chez des familles qui lui étaient très attachées.
Il mourut le 23 novembre 1978, à Alger, et fut enterré au cimetière d'El-Kettar.
Hadj Menaouer au fond Hadj Rezki Badaoui

Daboudj1896



