Le Blog de Saddek

ART CULTURE CIVILISATION

30 avril 2008

La Casbah Son Charme....Ses Enfants.....

Photo: Sabat El Kesir (Rue Heliopolis puis Smain AMROUNI)

Rue_Heliopolis


Le narrateur a passé sa jeunesse dans ce quartier, après que ses parents décidèrent de déménager d’une villa qu’il possédé prés de la caserne d’Orléans actuellement Ali KHODJA.

Puis ils ont acheté une douera SIDI BOUGDOUR, pour enfin élire domicile à la rue Smail AMROUNI, une autre douera qu’ils acquirent, ou à l’entrée de ce quartier ce trouvait une plaque ou on pouvait lire ces mots gravés par les américains lors du débarquement des alliés en Algérie« casbah out of bound », qui voulait dire «Casbah accès interdit »

Un anneau se trouvait scellé en bas de cette plaque, qui servait à accroché le fil de fer barbelé chaque soir, lors du couvre feu, imposé aux habitants, avec des lieux de passage bien précis.

Ces américains, « qui ont laissé leur bonjo » à la Casbah mais avec leurs drogues dures, qui ont faits des ravages parmi une certaine frange des habitants, et en sus de la pauvreté qui sévissait en ce temps.

Dans ce quartier ce trouvait un hôtel appartenant à Arezki OUBABASS, un député de Tizi Ouzou, demeurant la casbah, propriétaire aussi d’un café donnant sur le boulevard de la victoire (voir l’article « Bab Ejdid »).

Cet hôtel fut habité un certain temps par « Bud Abbot » et une partie de sa bande, jusqu’au jour ou il fut victime d’un attentat commis par le groupe des moudjahidines de la casbah, « Ali LA POINTE » (Ali AMMAR) faisait partie de ce groupe ce jour.

Ce même hôtel, fut habité par les deux frères Hilmi Saïd et Brahim, animateur avec madame LAVACHE une émission enfantine à la chaine kabyle.

En face un réparateur de machine à coudre, la marque de l’époque était Singer, un luxe en ce temps là, plus bas, bien plus tard, après avoir récupéré sa douera H’ammi Djelloul, SEMMAR, une des pièce du Rez de chaussée fut transformer en commerce, une épicerie

Plus bas, une échoppe loué par H’ammi sultan un éboueur d’antan avec ses ânes, qui une fois sa journée terminé vendait des morceaux de sacs de jute qui servaient aux conditionnements des pommes de terre, qu’il ramenait des commerçant de légumes, morceaux de jute qui devenait pour les ménagères, après les avoir laissé un certain dans de la chaux, des « nechaff » (serpillère)

Cette échoppe, avait servit auparavant, cela avant les évènements de la casbah bien sur, au mouvement de salut public dirigé par madame MASSU (la femme du général) ci-après les causes de la création de ce mouvement.

« Le 13 mai 1958 à Alger, les manifestations organisées pour saluer la mémoire de trois soldats français exécutés par le FLN et pour s’opposer à la formation à Paris d’un gouvernement présidé par Pierre Pflimlin tournent à l’émeute. L’armée fraternise avec les manifestants. Un Comité est constitué sous la direction du général Massu qui adresse au président de la République, René Coty, un télégramme exigeant la création à Paris d’un gouvernement de salut public. »

Manchette du journal « L’ECHO D’ALGER »

A coté de la maison du narrateur, une petite douera appartenant à ses parents, loué par une vieille et son fils Brahim cette vieille acariâtre, de part ce caractère les gosses du quartier l’on surnommé « madame cartouche », Brahim son fils était employé chez israélite au marche de chartres* qui possédait un étal de tissus (à l’époque la majorité des étals appartenaient aux israélites)

s.i

L__cho_d_Alger

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29 avril 2008

La Casbah Son Charme....Ses Enfants.....

Bab_Ejdid_1964

Bab Ejdid 1964

Le narrateur revient sur Bab ejdid, et Ahouinet Malha, désignant l’endroit ou l’eau d’une source parvient sur le boulevard, une aubaine, lors des coupures d’eaux des fontaines publiques, qui existaient à l’époque.

L’installation des conduites d’eaux dans les doueras, n’existe pas à la casbah ou presque, l’habitation qui ne disposait pas de Bir (puit) ou de Djeb (sorte de puit alimenté par les eaux de pluies), s’alimentait de cette source.

Les abris antiaériens, construits lors de la guerre contre les allemands, dont certains conduisaient vers les Tagarins, entre autres, et d’autres destinations.

Ces abris, furent utilisés plus tard et même actuellement, par les employés de la voirie municipale, de dépôts pour leurs outils.

Casbah_minaret_de_Sidi_M_hamed_CHERIF

Vue de Bab Ejdid Minaret de Sidi M'Hamed CHERIF

s.i

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La Casbah Son Charme....Ses Enfants.....

Fontaine_Sidi_M_hamed_Cherif

……..Sidi M’Hamed CHERIF vers la rue d’anfreville, la dernière marche franchit en face une échoppe, vente de leben (petit lait) et djeben (fromage de chèvre ou de brebis fait d’une façon artisanale) dont les propriétaires sont Ali et Rachid SOUKI, chanteur Chaabi, son frère Ali était le parolier de ses premières chansons.

Rachid_SOUKI

La rue d’anfreville mène aussi vers Sidi Abdellah, rue catan et de l’autre coté vers Dar Essadaka (maison de bienfaisance) dont le gestionnaire n’était autre que que Cheikh FAKHARDJI ou vers Houmet el djouadjela (quartier des Djidjeliens) exerçant en majorité les métiers d’artisans couturiers, de four à cacahuètes, menant aussi vers el hammamets en référence aux bains nombreux qui se trouvent dans ce quartier.

Un café de ce quartier, sur un mur coté gauche en entrant était orné du portrait du principal serveur, un nain qui faisait le bonheur du propriétaire des lieux, de par sa vivacité et ses anecdotes raconté aux clients.

C’est le quartier de H’issen le chanteur chaabi, ce quartier était animé à longueur de journées.

Plus haut, nous irons vers « Kahwete Lehriche » (le café de la treille), en passant par Âami Rabah le laitier et la grande épicerie MAZARI, le café de la treille avec sa belle treille ses bancs placés devant cet établissement, le soir c’était un plaisir de déguster un the ou un café.

Le marchand de charbon de bois jusque à coté pour notre « Kanoun » sorte de poêles fait en terre cuite, qui les soirs d’hiver, ou pour peaufiner une chorba, meteyeme , batata bel fliou ou un autre mets préparé par les mains de fées de notre Casbah.

Ce marchand de charbons qui des fois, effrayé les gosses de passage, ceux habitant le quartier et les environs ce sont accoutumés, à son visage, ses bras étaient noir à force de manipuler sa marchandises.

La rue attenante, au commerce de Ali « La glace » (déjà cité lors de la narration ayant trait à Djamâa Safir et Sidi M’hamed Cherif).

Ali « La glace » surnom relatif à sa profession, marchand de pains de glace, pour l’ancêtre de nos frigidaires, les glacières, une marque revient en mémoire « BENDIX » …….

s.i

Kahyete_Lehriche

H_issen

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27 avril 2008

La Casbah Son Charme......Ses Enfants....

Boulevard_de_la_Victoire

......Ces vêtements faisaient la joie des pauvres et des un peu plus nantis, un jean à 2 fr, une chemise à 1,50 fr, les chemises « Hawaii » faisaient fureurs, avec leurs dessins cocotiers, mers et palmiers.

Ces vêtements étaient vendus par ballots, aux enchères, l’acheteur généralement ne connaissait pas, ce qu’ils contenaient, une bonne ou une mauvaise affaire, mais il s’en tirait quand même.

Ces baraques ont été brûlées un beau matin, par l’armée coloniale, une source de soucis en moins, l’endroit servait de caches pour les Fidas, en faisant croire à un incendie accidentel, le gardien des lieux s’étant assoupi sa lanterne s’est renversé d’où le sinistres !

L’espace sur lequel était bâti, ces baraques, fut utiliser par les habitants du quartier, en fin de journée, comme endroit de rencontre, chacun  ramenait son tabouret, et ils se lançaient dans des discussions animées.

Ces discussion animées, ponctuée d’éclats de rires, un moyens comme un autre, pour se décarcassé d’une journée harassante, généralement ils exerçaient des petites professions, manutentionnaires, dockers et les plus chanceux  possédaient des étals dans les marchés limitrophes, de la vieille cité.

Les employés du café Arezki OUBABASS, après avoir lavé à grande eaux l’endroit, amenés des banquettes pour la clientèle, qui voulait être servit en dehors de l’établissement.

Le_Petit_Vendeur_de_Jasmins

Apres le passage du marchand jasmin, ou tout le monde arborait son « salef » de cette merveilleuse fleur, qui faisait partie de la vie de tout les jours, et cet arôme de café ,un vrai café pas mélangé avec quatre vingt pour cent de poix chiche, qui vous chatouillait le nez, que dire ,il faisait bon de vivre malgré l’incertitude du lendemain……..

s.iMedersa_Sidi_Abderrahman

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26 avril 2008

La Casbah Son Charme.....Ses Enfants......

Le marchand de beignets tunisien surnommé «  Echaahb », du fait qu’il hélait sa cliente en ces termes,  interné à Beni Messous, lors des événements de  1962.

Il serait impensable que le narrateur oubli, de se souvenir, de certaines personnes et cela avec tendresse et mélancolie.

Ces personnes chacune dans son domaine, qui ont marqué une partie de son enfance et celle des autres gosses du quartier et des environs.

En descendant les escaliers, attenante au marchand de beignet « Echaahb », et retrouver Âami Mustapha le dinandier, tenue traditionnelle et chéchia Stamboul, un artiste.

Puis vous sentez cet arome, du café c’est chez Âami LOUCHALE, le torréfacteur, dans sa boutique à coté de sa douera.

En_venant_de_kahyete_Lehriche_ou_Soustara

Un de ses enfants, Mahmoud, tombé au champ d’honneur.

Le narrateur remonte les escaliers, pur continuer son chemin sur le boulevard…….

…………… Un autre salon de coiffure de Arezki, qui habitait le tournant de la rue Rovigo, très sévère pour les petits, il exigeait qu’il soit accompagnés de leurs pères.

Lorsqu’il pratiquait, il était interdit de bougé, c’était un calvaire pour les pauvres mômes, néanmoins il faut le dire, c’était un bon coiffeur.......

Tournant_rue_Rovigo

s.i

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24 avril 2008

La Casbah Son Charme....Ses Enfants......

vue_casbahLe

Le marchand de beignets tunisien surnommé «  Echhaab », du fait qu’il hélait sa cliente en ces termes,  interné à Beni Messous, lors des événements de  1962.

Le narrateur se souvient d’un Fidaî Âatouni, qui possédait une calèche, costume bleu de chine, espadrille faite d’alfa, un ancien dur.

Le_Bon_Vieux_Temps_Une_Caleche

Un homme, un vrai (aimait pas les fières à bras, et prenez partis toujours pour les faibles.

Il y’avait les cafés, le plus achalandé celui de Arezki OUBABASS , Boutichert, Belkass Kaci, BOUZOURENE.

La boulangerie et laiterie CHIBANE, le salon de coiffure de Sid Ali, un autre martyr de la révolution, plus tard, à coté le marchand de matériaux de constructions MOUSSI.

Boulevard_de_la_Victoire

L’épicier yéménite, un vrai commerçant affable, toujours accueillant, son fils repris le commerce plus tard, pour en faire une droguerie.

Boulevard_de_la_victoire_03

Un autre salon de coiffure de Arezki, qui habitait le tournant de la rue rovigo, très sévère pour les petits, il exigeait qu’il soit accompagnés de leurs pères.

Lorsqu’il pratiquait, il était interdit de bougé, c’était un calvaire pour les pauvres mômes, néanmoins il faut le dire, c’était un bon coiffeur.

Le marchand de kalbelouz, Hassen SAID (oui le chanteur châabi), à cause de cela on le surnommait « Hassen kalblouz » dans son milieu.

Abdelkader le gargotier, spécialité loubia et piment frit, son commerce fut repris par ses gosses, mais pour en faire un magasin de meubles.

De l’autre coté du boulevard, il y’avait les baraques tout le long, vente de vêtements, de la friperie aujourd’hui, par snobisme déplacé.

Baraques_de_Bab_Ejdid

Ces vêtements faisaient la joie des pauvres et des un peu plus nantis, un jean à 2 fr, une chemise à 1,50 fr, les chemises « Hawaii » faisaient fureurs, avec leurs dessins cocotiers, mers et palmiers.

Ces vêtements étaient vendus par ballots, aux enchères, l’acheteur généralement ne connaissait pas, ce qu’ils contenaient, une bonne ou une mauvaise affaire, mais il s’en tirait quand même......

s.i

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21 avril 2008

La Casbah Son Charme...... Ses Enfants....

Bab_Ejdid

Le narrateur revient sur Bab Ejdid, pour raviver un peu plus les souvenirs des enfants de ce quartier et bien sûre des environs et reviendra autant de fois que ses souvenirs les siens…

Il y’avait l‘école de garçons et derrière donnant sur le tournant de la rue Rovigo, celui des filles de l’autre « essyaredj »un endroit de triste renommée et de mémoire, combien de jeune, fréquentant cet endroit en s’adonnant à la boisson.....

Il y’avait l’écurie de Moh Ou Ouslimane, une écurie payante, il y va de soit, ou les propriétaires de ces hippomobiles, laissés calèches et chevaux, pour la nuit.

Ces calèches étaient utilisées pour la livraison de marchandises aux épiciers des environs et autres,de la casbah y compris la cité européenne, Bâb el oued, des fois le propriétaire utilisé sa calèche comme vendeur de poisson ambulant.

Le poste de la SAS avec ses zouaves, érigée en poste d’observation, en hauteur, Youcef un zouave algérien qui faisait partie de la garnison de ce poste, mort en martyrs après que ses supérieurs découvrirent, qu’il aidait les Fidaïs de la Casbah.

L’échoppe de El Lahib, aves ses Guenibris (ou Guembris) qu’il réalisait lui-même, d’une main de maitre, un lieu fréquentait par la crème du chaabi de l’époque El Badji, Boudjema ElAnkis….

Le narrateur a faillit oublier « Etoupana » montée menant vers la caserne d’Orléans (caserne Ali KHODJA) les baraques de l’armée en face du dépotoir (niche) municipale ou les ânes déposés, après avoir fait le tour de la casbah, les détritus ménagères, lesquelles sont chargé sur camions, à nos jours.

L__boueur_avec_son__ne

Une fin de journée et un repos bien mérité pour ces bêtes qui seront conduit vers leurs gîtes,écurie en contrebas du cimetière d’El Kettar.

Ces baraques prés des toilettes publiques, étaient habités, lors des prémices de l’indépendance par le sergent Belgacem et sa bande, ils  étaient sept ou huit, des harkis qui semaient la terreur dans la casbah.

Malheur à celui qui les regardaient dans les yeux, leur chef le sergent Belgacem, l’apostrophé en ces termes « Tebri el photo », suivit de coups de pied et gifles à tour de bras……..

HATOUNI et sa calèche, mort en martyrs…......

s.i

Peut être un autre HATOUNI ?

Le_Bon_Vieux_Temps_Une_Caleche

L__boueur_et_son__ne

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19 avril 2008

La Lumière.....

Djam_a_Emir_ABDELKADER

Cheikh_EL_IBRAHIMI

Cheikh Mohammed El Bachir EL IBRAHIMI est né 19 juillet 1889 à Ras el Oued (Sétif). Il reçut un premier enseignement dans sa ville natale, sous la houlette de son père et de son oncle puis se rendit en 1911 au Hedjaz et s'établit à Médine où il reçut un enseignement supérieur dans les domaines de langue, théologie et sciences islamiques.

De Médine, il se rendit à Damas où il tira profit de ses confréries et Théologiens, à son retour au pays, il s'installa à Sétif et entama sa mission dans l'enseignement et l'éducation, en étant en étroite relation avec Cheikh Abdelhamid BEN BADIS.

Cheikh El Bachir EL IBRAHIMI, à travers son métier d’enseignant, il voyait un moyen efficace pour réformer la situation en Algérie, en favorisant la prise de conscience du peuple, dans l’enseignement des principes de sa religion, sa langue, afin de le préparer à les défendre face au colonisateur.

En 1931, il participa avec Cheikh BEN BADIS, à la création de l’Association Des Oulémas Musulmans Algériens, dont il fut nommé vice-président, il fut également désigné pour représenter l'Association dans l'Ouest algérien après avoir été chargé de diriger l'école "Dar al hadith" à Tlemcen.

En raison de ses activités, il fut arrêté par l'administration coloniale et déporté à Aflou, (environ de Laghouat), en dépit de son exil forcé, il fut choisi pour présider l'Association des Oulémas, après le décès du Cheikh BEN BADIS.

Libéré en 1943, il fut de nouveau emprisonné, pour avoir condamné les massacres du 8 mai 1945.

Après sa libération, il poursuivit ses activités de prédication à l'instar du défunt Cheikh BEN BADIS, il rédigeait l'éditorial du journal "Al Baçaïr», organe de l'Association des Oulémas et avait également créé le journal "Ach-Cheb Al Muslim" dans la langue du colonisateur.

En 1952, il se rendit au Moyen-Orient et s'établit au Caire, où il séjourna jusqu'au déclenchement de la lutte de libération, il publia un communiqué de l'Association des Oulémas Musulmans, appelant le peuple à s'unir autour de la lutte de libération.

En Egypte, il œuvra au profit de la question algérienne jusqu'à l'indépendance. Il mourut le 20 mai 1965.

Cheikh_BEN_BADIS_03

s.i

Le savoir, la Connaissance, l’Erudition, la Culture…. et La Libre Pensée !

Ceux….. Qui avec leurs sacrifices nous ont ouvert la voie, soyons dignes d‘eux ne serait ce que….

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La Lumière

Djam_a_Emir_ABDELKADER

Le savoir, la Connaissance, l’Erudition, la Culture…. et La Libre Pensée !

Ceux….. Qui avec leurs sacrifices nous ont ouvert la voie, soyons dignes d‘eux ne serait ce que….

Cheikh_Larbi_TEBESSI

Cheikh Larbi TEBESSI, de son vrai nom FERHATI  Larbi ou Larbi BEN BELKACEM, fut appelé Tébessi par référence à Tébessa, circonscription dont relève le village dit Esstah où il naquit en 1891.

Après avoir reçu un enseignement primaire à la Zaouia de Nefta en Tunisie, il se rendit à la mosquée Zitouna (Tunis) , puis poursuivit ses études au Caire où il obtint le diplôme "El Alamia" d'El Azhar.

De retour en Algérie, il s'adonna à l'enseignement dans la ville de Sig, à l'ouest algérien puis retourna à Tébessa où il créa une école libre.

Une fois installé à Tébessa et parallèlement à sa fonction d'enseignant dans l'école libre, Cheikh Larbi Tébessi débuta ses activités réformistes et de prédication à partir de l'école et la mosquée.

Lors de la création de l’Association Des Oulémas Musulmans Algériens, il fut l'un de ses membres les plus éminents, il fut nommé secrétaire général en 1935, puis vice-président après la mort de Cheikh BEN BADIS, lorsque Cheikh EL IBRAHIMI lui succéda à la tête de l'Association.

Cheikh Larbi TEBESSI prit en charge l'enseignement coranique à la mosquée ainsi que la gestion des affaires des étudiants, ce qui lui conféra l'expérience nécessaire pour administrer l'Institut Abdelhamid BEN BADIS à sa création en 1947.

Cheikh Larbi TEBESSI , avait sa propre méthodologie dans sa propagande pour la réforme, basée sur l'Islam dynamique et le progrès social, considérant que le changement véritable ne pouvait intervenir sans la diffusion des sciences et de la culture, sans l'éducation de l'esprit et la réforme des idées , la politique ne pouvait, à elle seule, s'opposer au colonialisme.

Cheikh Larbi TEBESSI, assura la présidence de l'Association après le départ du Cheikh Bachir EL IBRAHIMI au Moyen-Orient, ce qui le mit en butte aux pressions des autorités coloniales, qui firent tout ce qui était en leurs pouvoirs pour faire taire sa voix.

Ayant échoué dans leurs tentatives, elles procédèrent, au début de l'année 1957, à son enlèvement puis à son assassinat dans des conditions obscures, on ignore l'endroit de sa sépulture, à ce jour.

Chihab

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La Lumière

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Le savoir, la Connaissance, l’Erudition, la Culture…. et La Libre Pensée !

Ceux….. Qui avec leurs sacrifices nous ont ouvert la voie, soyons dignes d‘eux ne serait ce que….