25 février 2008
Azeffoun
Ruzazus
Ville côtière de la Région de Tizi-Ouzou, son histoire remonte à l'ère romaine - appelée Ruzazus du temps des Romains.
Les ruines romaines de Thaddart uzeffun témoignent de cette civilisation;
Au début du 18° siècle, l'amiral Gueydon
Amiral comte Louis Henri de Gueydon
Gouverneur Général de l'Algérie
d’avril 1871 à juin 1873
édifiait un port dans la région d'Azeffoun qui portera son nom, jusqu'à la fin du siècle où Mercier édifia la première commune mixte : Port-Gueydon Département d'Alger , puis de Tizi-Ouzou, arrondissement d'Azazga après 1958. Parmi les colons qui y vivaient, on comptait 367 familles françaises. En 1880 le village maritime est érigé en commune.
Le port est sur le bord du golf de Mers-El-Fehm (Le port aux charbons), car c’est ici qu’on embarquait autrefois le charbon de bois pour Alger.
Il y a sans doute très peu de villages en Algérie qui peuvent se targuer d'avoir une histoire aussi profonde que celle du Vieil-Azeffoun.
Avec ses imposantes niches voûtées que l'on désigne sous le nom de Leghwirane, au nombre de trois
Ces cavités sont le socle qui porte la mosquée du village dite El Djamâa El Kebir avec son minaret, une petite merveille architecturale, toute en pierres, c'était, à l'origine, une tour de garde dont les Romains se servaient pour surveiller la mer d'un côté et les montagnes de l'autre retapée sous le règne de Septime Sévère (193-211) *
*Septime Sévère naît le 11 avril 145 ou 146 à leptis Magna, une ville située en Tripolitaine sur la côte de la Libye actuelle.
C'est un Africain issu soit d'une famille de notables Italiens venus s'installer en Afrique, soit d'une famille de notables Libyco-puniques (Libyens ayant subi une influence Punique) mélée à des Italiens. Sa famille, du coté de son père, Publius Septimus Geta, avait accédé à la citoyenneté romaine au cours du Ier siècle.
Du côté de sa mère Fulvia Pia la famille associe des citoyens italiens et de citoyens italiens mariés à des indigènes ayant obtenu la citoyenneté. Les deux côtés de la famille se composent de notables.
Ainsi son grand-père paternel fut préfet de Leptis avant d'en être le premier Duumvir lorsque la cité devint colonie romaine sous Trajan. Il se marie en secondes noces avec Julia Domna, fille du grand prêtre d'Emèse (Syrie), dont il a deux fils, Geta et Caracalla.
L’on dit que, le nom Azeffoun viendrait du berbère uzzaf qui désigne une colline de forme conique isolée. Cette colline, de par sa position stratégique, a d'abord été occupée par les Phéniciens qui y ont établi un comptoir
Les Romains, ont édifiée une grande citée avec des thermes, des châteaux d'eau, une petite forteresse, un arc de triomphe au lieudit Thihouna et l'ont appelée Rusazu, ce qui veut dire grand cap.
Le charme naturel du village allié à son histoire millénaire peut, au-delà de la préservation de la mémoire collective, constituer des atouts de poids pour la promotion du tourisme locale et même étranger, et delà une rentrée financière appréciable pour les commerçants.
Du Vieil-Azeffoun, il suffit de dégringoler une petite descente pour se retrouver à Ath Wendellous, pittoresque petit hameau d'une vingtaine de maisons avec une minuscule mosquée en forme de maison de campagne, une fontaine publique construite en 1937 et une source ancestrale abritée sous un toit en tuiles rouges.
Il est dit que l'ancêtre fondateur, notamment celui des marabouts de la région, est Sidi Ahmed Ou-Youcef.
Arrivé ici il y a plusieurs siècles, il s'est marié à une fille de la contrée et a eu sept garçons qui ont essaimé et fondé sept villages dont Ighil Mhand, Taguemount, Taâinsarth, Oulkhou, Ath Wendellous, Thifzouine et Agouni Rihane.
Il s'agit probablement de l'un de ses nombreux Almoravides (Imravdhen) qui sont arrivés en Kabylie en plusieurs vagues à la chute de l'Andalousie en 1492.
Djamâa Essafir......
Les pères de famille ceux ayant, un revenu régulier pour ne pas dire presque régulier, acheter chez « Azrine » et certain épicier de quartier à crédit le règlement, se faisait généralement par semaine et des fois par mois.
Le client possédait un carnet ou était noté tous les achats effectués, et un autre chez l’épicier le crédit ne s’accordait qu’aux habitants du quartier bien sur et aux bons payeurs.
Ce moyen permettez aux marchands d’écouler sa marchandise, vu le pouvoir d’achat de l’époque, et aux clients de s’approvisionner dans une certaine mesures, presque à l’aise.
Les professions à l’époque étaient dockers, des fois pour les plus costauds, et des fois même les moins nantis physiquement, ayant des charges familiales importantes, prenaient un double shift (prendre deux fois le poste), pour augmenter leurs gains.
Ces gens généralement étaient originaires d’une contrée bien précise Azzefoun, on raconte que le charbon de bois était embarqué à destination d’Alger, le port était situé sur le bord du golf nommé à bon escient Mers El Fahm (Port aux charbons)
Ces gens venus d‘Azzefoun, étaient des érudit en sciences islamiques, des hommes de lettre et des mélomanes nés.
Nous citerons, Cheikh Amar SOLTANI, Cheikh Tayeb RAHMANI, Cheikh Tahar AMAR, Cheikh M’hand Ouameur, Cheikh Mohamed Salah Essedik.
Des hommes de lettre, Tahar DJAOUT et HADJ ALI Bachir, des comédiens, cinéaste, peintre et musiciens.
Mustapha BADIE (BERKOUK Arezki), Mohamed ISSIAKHEM, ABDOU Mohamed, Mohamed HILMI (Mohamed Ameziane IBRAHIM) ses frères Said et Brahim, Rouiched (AYAD Ahmed) et ses frères et demi frères Hadj M’rizek (CHAIB Arezki) M’hand “Aroumi” Kiouidji, Moh Akli le sympathique et toujours souriant joueur de tar, Ali ABDOUN.
FELLAG Mohamed Said, le maestro IGHERBOUCHENE, ayant prit le nom de Igor BOUCHEN, par nécessité à l’époque, la colonisation ne permettez pas au Algérien aucune ascension.
Le grand maitre Hadj M’hamed EL ANKA (AIT OUARAB M’hand Ouidir), ses élèves Omar Mekraza, Boudjema EL ANKISS (BOUDJEMAA Mohand Arezki), Abdelkader CHERCHAM, et sur un autre registre « H’nifa » et tant d’autres.
Le narrateur a faillit oublier EL HADJ Said, dans des habits traditionnels toujours de couleur blanche, que l’on rencontre à ce jour, très souvent à Djemâa El Kebir.
Cela n’est qu’une liste exhaustive, de gens mémorables, le narrateur tient à présenter ses excuses auprès de ceux ou de celles omis ici, il se fera un devoir d’y remédier.
Nos pensées et nos hommages, à ceux qui ont donné leurs vies et ceux vivants leurs jeunesses pour que notre belle contrée, nos belles contrées et notre pays, pour être libre et vivre en êtres libres, ceux que nous sommes et serons toujours Be Idn ALLAH !
Tahar DJAOUT en 1980
Un résumé de sa biographie
Tahar DJAOUT est né le 11 janvier 1954 à Oulkhou (Ighil Ibahriyen) Commune AIT CHAFAH Daïra d'Azzefoun.
En 1970 sa nouvelle Les insoumis reçoit une mention au Concours littéraire « Zone des tempêtes ». Il achève ses études l'année suivante au Lycée Okba d’Alger et obtient en 197 une licence de mathématiques à l’Université d’Alger poète
Tahar Djaout écrit ses premières critiques pour le quotidien El Moudjahid, collabore régulièrement en 1976 et 1977 au supplément El Moudjahid Culturel puis, libéré en 1979 de ses obligations militaires, reprend ses chroniques dans El Moudjahid. Tahar Djaout meurt à Alger le 2 juin et repose dans son village natal d'Oulkhou.
Mohamed ABED
Un résumé de sa biographie
1930/2001 village Aichouba Artiste-Peintre
A suivre.......
s.i
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